RDC: La CENCO relève anomalies dans l’opération d’enrôlement des électeurs

RDC: La CENCO relève anomalies dans l’opération d’enrôlement des électeurs

Dans un rapport publié le 20 novembre, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a critiqué la durée des opérations d’enrôlement des électeurs et constate que jusqu’à la fin des opérations, il existera encore des failles.

La CENCO estime que depuis le début de l’enrôlement en juillet 2016 jusqu’au jour des scrutins en décembre 2018, il y aura déjà des décès, de changements de localisation et plusieurs cas suspects d’être radiés ainsi que d’autres failles au sein du fichier électoral.

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« Le fichier électoral en construction comptera aussi des décédés en son sein,  les noms des personnes ayant changé d’adresses ne figureront pas sur les listes électorales des bureaux de vote de leurs nouvelles localisations, les personnes qui vont recouvrer leurs droits civils et politiques avant le jour du scrutin n’y figureront pas, (…) », révèle l’épiscopat congolais dans son rapport du 28 août au 02 novembre 2017.

Les évêques s’inquiètent des cas inscrits sur le fichier électoral et qui ont viré à la police ou à l’armée ainsi que des cas qui auront perdu leur droit de vote. Ils estiment que tout cela pourrait biaiser les données de la Ceni.

« Les personnes inscrites sur la liste électorale qui se sont fait enrôler au sein de la PNC et des FARDC ou celles qui s’y feront enrôlées avant le jour des scrutins figureront bien sur la liste électorale ; de même que celles qui auront perdu leur droit de vote pour incapacité mentale définitive ou suite à une décision judiciaire irrévocable», indique ce rapport.

Les prélats catholiques ont, par ailleurs, donné le bilan de 56 personnes tuées par balles par les éléments de l’ordre au cours des manifestations publiques, 105 blessés dont 87 par balles et près de 355 cas d’arrestation des manifestants.

La CENCO pointe du doigt les éléments de la police, les forces armées et les services spécialisés de l’État et estime que la police en serait responsable à 98,67% de cas de violation des droits humains, alors que les manifestants à 1,33%  seraient responsables des actes de vandalisme.

Patrick Kambale

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