Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement exprimé ce jeudi 30 avril, sa satisfaction suite à la décision du Département du Trésor des États-Unis d’imposer des sanctions ciblées contre l’ancien président Joseph Kabila.
En effet, l’administration américaine motive ces sanctions par l’implication présumée de l’ancien chef d’État dans le soutien apporté aux «Forces de défense rwandaises (RDF) et à leurs alliés de l’ AFC/M23».
Selon le communiqué gouvernemental signé par le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya , cette « action de Washington complète les mesures déjà prises en mars dernier contre des officiers supérieurs rwandais », s’inscrivant ainsi dans une « dynamique de lutte contre l’impunité dans la région des Grands-lacs».
Sur le plan juridique et opérationnel, Kinshasa souligne que Joseph Kabila a déjà « fait l’objet de condamnations par la justice congolaise pour des faits graves », notamment de trahison et « d’atteinte à la sûreté de l’État ».
Les autorités congolaises estiment que ces « nouvelles restrictions financières et logistiques internationales » permettront de limiter les capacités de déstabilisation des acteurs impliqués dans le conflit.
Par ailleurs, Kinshasa réaffirme son engagement envers les processus de paix, tout en rappelant que la stabilité durable dépend du « retrait des troupes étrangères du territoire national ». Il appelle à la poursuite de mesures dissuasives contre l’ensemble des responsables de la crise humanitaire afin de garantir la justice et la réparation pour les victimes.
Cette mesure, prise par l’intermédiaire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), intervient dans un contexte de tensions persistantes liées à l’agression armée dans l’Est du pays.
Juvénal MUTAKATO



Ces sanctions sont à la fois juridiques, politiques et symboliques.
Leur efficacité c’est de pouvoir susciter un réel de gouvernance ou de comportement
Merci de nous avoir lu et surtout de votre commerntaire.