Le 1er mai de chaque année marque la célébration de la Journée internationale des travailleurs. Cette date, consacrée à la valorisation du travail, trouve son fondement dans les principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui reconnaît à chaque individu le droit au travail et à des conditions justes et favorables.
Au Sud-Kivu, province secouée par la violence armée, à cette occasion, plusieurs voix s’élèvent pour rappeler l’importance du rôle des travailleurs dans le développement de la société. Des plaidoyers sont également menés en faveur de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Parmi ces acteurs, Jean Maurau Tubibu, acteur social du Sud-Kivu, dénonce « la marginalisation dont sont victimes de nombreux travailleurs dans cette période de guerre à l’Est de la République démocratique du Congo».
Il souligne que plusieurs d’entre eux « évoluent dans des conditions précaires », sans « protection adéquate ni rémunération équitable». D’autres travailleurs sont «restés sans emploi » ni de « subsistance » suite à la guerre, qui selon lui a entraîné la fermeture de plusieurs entreprises.
Cependant, il adresse un message aux autorités afin qu’ils adoptent de meilleures mesures de collaboration avec leurs employés. Il est notamment recommandé de « garantir des conditions de travail dignes, quel que soit le secteur ou la catégorie » professionnelle.
À ceux qui exercent encore, il insiste sur l’importance d’un « salaire juste », capable de répondre aux besoins fondamentaux des travailleurs et de leurs familles, tout en constituant une source de motivation et d’encouragement.
La Journée du 1er mai se veut ainsi un moment de réflexion, mais aussi d’engagement en faveur d’un environnement professionnel plus équitable et plus humain.
Merci Byamungu


