La situation humanitaire des déplacés internes dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu) en ce début de la saison de pluie est caractérisée par des conditions de vie précaires. Certains qui se sont confiés à notre rédaction ce lundi 29 septembre évoquent des problèmes liés au manque d’abris, d’eau potable, de nourriture et d’accès aux soins de santé.
À les en croire, c’est le cas par exemple de ceux vivant dans le village de Mwinga en groupement de Mubuku, dans la zone de santé de Bunyakiri. Cette situation aggrave des risques sanitaires telles que des maladies infectieuses, contagieuses et hydriques.
«Nous vivons difficilement; nous sommes mouillés par la pluie jour et nuit par manque d’abris adaptés au logement. Les enfants tombent malades par manque de nourriture et nous n’avons pas accès aux soins de santé de qualité, » confie l’un des déplacés .
Mêmes préoccupations pour cet autre déplacé, qui déplore la vie misérable dans laquelle ils se trouvent depuis le mois d’avril dernier, période qui marque leur déplacement suite à l’aggravation de la violence armée dans la zone.
« Nous n’avons pas accès aux produits de première nécessité tel que du sel, savon, l’huile. Trouver l’argent à payer la facture médicale est un problème. Les femmes enceintes mettent au monde dans des conditions inhumaines, ».
Un autre évoque la consommation de l’eau souillée par manque d’une eau potable. Une situation selon lui, qui les expose aux maladies infectieuses.
« Nous consommons l’eau de la rivière Mbindano et les autres, l’eau de pluie. Cette eau est à la base de la diarrhée, fièvre typhoïde,» .
Ces derniers lancent un appel pour une aide humanitaire en leur faveur.
Il sied de souligner que ces populations déjà nombreuses à cause des conflits armés et des catastrophes naturelles, se trouvent vulnérables face aux intempéries, qui détruisent leurs habitations et entravent l’accès à l’aide humanitaire.
Nelson KITUMAINI


