CENI : « Il y aura élections si les contraintes sont surmontées », dixit Julienne Mushagalusa

CENI : « Il y aura élections si les contraintes sont surmontées », dixit Julienne Mushagalusa

Au cours d’une rencontre entre la délégation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les mouvements citoyens, tenue samedi 18 novembre à Bukavu, Julienne Mushagalusa, chargée des sensibilisations à la CENI a axé ses explications sur le calendrier électoral publié par la centrale électorale en début du mois de novembre.

La répartition des sièges, machines à voter, le calendrier électoral sont des points qui ont été au centre du débat.

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Pour la chargée des sensibilisations à la CENI, les activités prévues au chronogramme du calendrier électoral ne pourraient être réalisées qu’en répondant aux contraintes relevées par son organisation.

« Le gouvernement a la volonté d’organiser les élections. Il continue à appuyer le processus électoral en sortant des fonds.  Il reste à la communauté internationale de libérer les fonds pour soutenir les élections puisqu’on ne peut y parvenir que si les contraintes relevées sont surmontées », a souligné Julienne Mushagalusa.

Plus d’un participants n’ont pas été convaincus par les avantages de la machine à voter présentés par la Ceni notamment la réduction du coût, du temps et la facilitation du dépouillement soutenant que la machine devrait contenir autant d’imperfections qui conduiraient aux faux résultats.

« Les puissances occidentales avaient utilisé la machine à voter et se sont buttées à plusieurs inconvénients. Aujourd’hui, toutes ont rejeté ce mode. Le contexte actuel de notre pays démontre, avec cette initiative, que la CENI veut tout simplement donner le pouvoir à la Majorité présidentielle. Nous ne sommes pas d’accord avec ce mode. Il faut privilégier l’ancien comme ce fut le cas pour les deux précédentes élections », a rétorqué Flavien Zigashane, militant de la Lucha.

Pour d’autres,  le délai réclamé par la Ceni devrait être réduit « parce qu’en démocratie, le peuple possède le pouvoir et la Ceni doit faire ce que veut la population et non la volonté d’un groupe d’individus », citant la Majorité présidentielle, actuellement au pouvoir en RDCongo.

Plusieurs se sont montrés inquiets et craignent que la CENI ne campe sur les contraintes « fomentées » pour ne pas tenir les élections au 23 décembre 2018 tel que prévu par le calendrier et se demande ce que serait le sort de la population qui fait confiance en ce calendrier.

Dans ses propos, le Secrétaire provincial de la CENI au Sud-Kivu, Gaudens Maheshe, a invité les mouvements citoyens à observer l’appel de l ’OIF  à respecter le présent calendrier pour que les élections soient tenues à la date prévue.

Il leur a demandé de s’impliquer dans la sensibilisation de la population du Sud-Kivu sur ce nouveau mode de vote et exiger le vote de la loi électorale.

Les mouvements citoyens tels que la Lucha, le Réveil des indignés, le S40 ont été présents à cette rencontre.

MAROY Divine

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