La recrudescence des actes d’insécurité dans plusieurs quartiers de Bukavu (Sud-Kivu) suscite de vives inquiétudes au sein de la population. Face à la multiplication des vols à main armée, des agressions nocturnes et des attaques perpétrées par des hommes armés de fusils et d’armes blanches, la société civile appelle les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité afin de protéger les habitants.
Ces dernières semaines, des incidents ont été signalés dans plusieurs communes de la ville, notamment dans les quartiers Lumumba à Bagira, Nkafu à Kadutu et Panzi dans la commune d’Ibanda. Les habitants dénoncent une insécurité grandissante qui affecte leurs déplacements et leurs activités quotidiennes, particulièrement à la tombée de la nuit.
À Bagira, les assaillants opèrent généralement en début de soirée. Selon plusieurs témoignages, ils interceptent des passants, les dépouillent de leurs biens et les agressent lorsqu’ils tentent de résister. Cette situation pousse de nombreux habitants à limiter leurs déplacements après la tombée de la nuit par crainte d’être victimes de ces attaques.
Réagissant à cette situation, la société civile exhorte les autorités compétentes à intensifier les patrouilles et à renforcer la présence des services de sécurité dans les quartiers les plus exposés.
« Nous demandons aux autorités de renforcer les dispositifs sécuritaires dans les quartiers les plus exposés. La population ne peut pas continuer à vivre dans la peur. Nous invitons également les habitants à collaborer avec les services de sécurité en dénonçant tout mouvement suspect, car seule une action concertée entre les autorités et les citoyens permettra de mettre fin à cette montée de l’insécurité, » a déclaré Olivier Batumike.
Au-delà de l’intervention des forces de sécurité, la société civile insiste sur la nécessité d’une collaboration permanente entre les autorités et les citoyens. Elle estime que l’implication de la population dans la prévention et la dénonciation des actes criminels constitue un levier important pour freiner la recrudescence de l’insécurité et rétablir un climat de confiance dans les différents quartiers de Bukavu.
Elvine CIZA


