La situation humanitaire et sécuritaire devient de plus en plus préoccupante dans les Hauts et Moyens Plateaux du territoire de Fizi (Sud-Kivu). L’alerte est lancée par le bureau de la société civile de Fizi dans un communiqué publié lundi 14 septembre et signé par son président, Maître Jacques Alimasi.
Selon ce document parvenu à la rédaction de Jambo ce mercredi 16 septembre, la reprise des affrontements entre la coalition FARDC-Wazalendo-forces burundaises et le mouvement AFC/M23-Twirwaneho affecte plusieurs localités de cette partie du territoire.
La société civile cite notamment les villages de Kanguli, Nakihele, Kilumbi, Point-Zéro, Rugezi, Minembwe et Mukoko parmi les zones directement touchées par les combats.
Cette situation perturbe fortement la vie des populations. La rentrée scolaire reste non effective dans plusieurs villages, tandis que l’assistance humanitaire de certaines ONG est suspendue et que plusieurs activités médicales sont à l’arrêt.
La société civile de Fizi estime à 41 952 le nombre de personnes déplacées, regroupées dans environ 8 618 ménages, qui se retrouveraient sans nourriture, sans accès suffisant à l’eau potable et aux soins de santé.
Face à cette situation, l’organisation dénonce également les limites du mécanisme de cessez-le-feu. Elle salue l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification soutenu par la MONUSCO, mais estime que celui-ci peine encore à empêcher la poursuite des affrontements sur le terrain.
La société civile de Fizi appelle ainsi les parties au conflit à faire preuve de responsabilité et à respecter les engagements pris en faveur d’une solution pacifique. Elle demande également à la Commission des droits de l’homme des Nations unies de documenter les violations des droits humains et du droit international humanitaire commises dans le territoire de Fizi, afin de contribuer à l’établissement d’une base de données sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité présumés.
David Aluta (stagiaire)


