Une pirogue motorisée a chaviré lundi 13 avril 2026 sur le lac Tanganyika, causant la mort d’au moins une vingtaine de personnes, selon un bilan provisoire établi et confirmé par le ministère des Transports, voies de communication et désenclavement.
Après enquête, l’embarcation avait quitté un port clandestin situé au village de Kasama, à environ 18 kilomètres de Kalemie. Elle s’est renversée brusquement aux environs de 5 heures, en raison de vents violents.
Plusieurs rescapés ont pu être sauvés de justesse grâce à l’intervention rapide des riverains et de pêcheurs présents sur place au moment du drame, tandis que d’importantes marchandises ont été englouties dans les eaux du lac. Plusieurs autres personnes restent toutefois portées disparues.
Les circonstances exactes de l’accident demeurent encore floues. Néanmoins, des témoignages recueillis sur place pointent du doigt une possible surcharge de la pirogue ainsi que des conditions de navigation difficiles sur le lac au moment de l’incident.
Ce nouveau naufrage relance les inquiétudes persistantes sur la sécurité du transport fluvial et lacustre en République démocratique du Congo.
Les accidents de ce type sont fréquents dans le pays, souvent liés au non-respect des normes de sécurité, à l’insuffisance de contrôles et à la vétusté des embarcations.
Une série de mesures annoncées
Au lendemain de ce drame, soit le mardi 14 avril, le gouvernement congolais a pris une série de mesures strictes visant à renforcer la sécurité de la navigation fluviale et lacustre.
Parmi les décisions mises en avant, figurent le port obligatoire du gilet de sauvetage pour tous les passagers et membres d’équipage, l’interdiction formelle de naviguer de nuit sans autorisation spéciale, le respect strict du tonnage légale des embarcations ainsi que l’interdiction d’embarquer dans des ports non officiels.
Les autorités appellent également à une vigilance accrue de tous les acteurs du secteur afin de prévenir de nouveaux drames.
Merci Byamungu


