Dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu), les chauffeurs exerçant le transport en commun sur différents axes ont dénoncé ce mercredi 15 avril, le manque criant des parkings, lors d’un entretien accordé à notre rédaction. Ils évoquent des difficultés croissantes, perturbant considérablement leur activité quotidienne.
En effet, la ville fait face à une pénurie critique de parkings aménagés, entraînant de stationnement anarchiques, des embouteillages importants sur les artères principales et des tensions entre conducteurs et policiers.
Selon les chauffeurs contactés par notre rédaction, les rares espaces qu’ils utilisaient autrefois pour le stationnement ont été « progressivement privatisés ou occupés », laissant sans solution l’embarquement des passagers.
Ces derniers indiquent être victimes des conséquences liées à cette situation, en citant notamment les « arrestations répétées suite à ce que la police qualifie d’un stationnement irrégulier».
Selon ces chauffeurs, cette instabilité réduit leur rendement quotidien et complique davantage leur survie économique. Entre la peur des sanctions face à une police rigoureuse de l’AFC/M23, le manque de clients dû à l’absence de points d’arrêt fixes et les pertes de temps, les activités de conducteurs urbains deviennent de plus en plus précaires.
Ils dénoncent en outre, ce qu’ils qualifient de « tracasseries administratives » notamment des contrôles répétitifs et parfois arbitraires de documents de bord. Situation selon eux, qui accentue leur frustration en plein service.
Face à cette problématique, ils plaident pour l’aménagement des parkings dans la ville de Bukavu pour éviter des tensions récurrentes entre les policiers sur la voie publique. Ces chauffeurs demandent également au gouvernement provincial ainsi qu’à la mairie de Bukavu de s’impliquer activement en identifiant des espaces de stationnement adaptés à leurs besoins ainsi que des clients.
Entendant donc une éventuelle intervention des autorités, les chauffeurs continuent de travailler dans des conditions qu’ils jugent difficiles, et espèrent des mesures urgentes pour améliorer leur situation afin de garantir un service de transport urbain plus organisé.
Déogratias Iragi (stagiaire)


