Les discours de haine visant des personnes en raison de leur religion ou de leurs convictions restent préoccupants dans la société. À l’occasion de la Journée internationale des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions, commémorée chaque 22 août, un appel est lancé au respect de la liberté de croyance et des convictions de chacun.
Au Sud-Kivu, Jean Moro Tubibu dénonce notamment l’utilisation de la religion pour véhiculer des messages de haine, de discrimination ou de division entre les communautés.
S’exprimant lundi 24 août au micro de Jambo, il appelle les responsables religieux à bannir de leurs prédications tout discours susceptible d’attiser la haine ou de stigmatiser des personnes en raison de leur appartenance religieuse.
« Il faut respecter le choix de la religion de chaque personne, car choisir sa religion fait partie des droits culturels fondamentaux de l’humanité. Toute personne doit être libre de prier son Dieu, aussi longtemps que cela ne porte pas atteinte aux bonnes mœurs et aux coutumes, » a-t-il déclaré.
Jean Moro Tubibu invite également les responsables religieux à éviter toute instrumentalisation de la religion à des fins politiques ou tribales.
Il rappelle que chaque personne doit pouvoir pratiquer librement sa religion, dans le respect des autres et des valeurs de la société. Pour lui, la religion doit plutôt être un facteur d’unité, de solidarité et de rapprochement entre les différentes communautés.
Leatitia Matabaro (stagiaire)


