Quarante-huit heures après la cérémonie nationale du GENOCOST à Kinshasa, l’AFC/M23 est sortie de son silence. Dans une déclaration rendue publique à Goma (Nord-Kivu), le mouvement rejette l’approche adoptée par les autorités congolaises et plaide pour un processus mémoriel qu’il dit fondé sur la vérité, la justice et la reconnaissance de toutes les victimes.
La commémoration du GENOCOST continue de susciter des réactions sur la scène politique congolaise. Après les autorités de Kinshasa et plusieurs organisations de la société civile, l’AFC/M23 a, à son tour, fait connaître sa position.
Selon ce document publié le 4 août à Goma, consulté par notre rédaction, le mouvement estime que la cérémonie organisée le 3 août dans la capitale congolaise privilégie une lecture politique de l’histoire plutôt qu’une véritable démarche de justice.
Selon lui, le concept de GENOCOST, tel qu’il est porté par le gouvernement, entretient une confusion entre les qualifications juridiques des crimes internationaux et les enjeux de mémoire.
L’AFC/M23 appelle, par ailleurs, à des enquêtes indépendantes afin de faire la lumière sur les crimes commis en République démocratique du Congo. Le mouvement estime que la justice devrait établir les responsabilités de manière impartiale, protéger les témoins et engager des poursuites contre tous les auteurs de crimes, sans distinction.
Le mouvement plaide également pour une mémoire qui rende hommage à toutes les victimes des conflits. Il réaffirme enfin son attachement au renforcement de l’État de droit, estimant que cette démarche constitue, avec la recherche de la vérité et de la justice, l’une des conditions d’une paix durable en République démocratique du Congo.
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