Le président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, s’est recueilli dimanche 2 août au mémorial du GENOCOST à Kinshasa, aux côtés de la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi et des rescapés des violences ayant endeuillé la République démocratique du Congo. Au cours de cette cérémonie de commémoration, le Chef de l’État a rendu hommage aux victimes tout en réaffirmant que la mémoire nationale ne devait être ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance. Il a insisté sur la nécessité de préserver la dignité des victimes et de renforcer la résilience du peuple congolais.
Évoquant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, Félix Tshisekedi a dénoncé l’agression attribuée au Rwanda à travers les rebelles de l’AFC/M23. Il a condamné une guerre qu’il qualifie de menace contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, tout en appelant à mettre fin aux violences qui frappent les populations civiles.
Le Président de la République a également plaidé pour la préservation de la mémoire collective afin de lutter contre le négationnisme et prévenir la répétition des atrocités.
Dans cette optique, il a annoncé le passage à la phase opérationnelle du musée national du GENOCOST, présenté comme un centre de référence destiné à conserver les archives et à transmettre cette histoire aux générations futures.
Sur le volet de la justice réparatrice, Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prévoir, dès le prochain exercice budgétaire, les ressources nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’appropriation, afin d’assurer les réparations en faveur des survivants. Il a rappelé que ces indemnisations constituent une obligation de justice et non un geste de charité.
Le Chef de l’État a, par ailleurs, annoncé une nouvelle orientation de la diplomatie congolaise. Les missions diplomatiques et consulaires seront désormais chargées de promouvoir à l’étranger la mémoire du GENOCOST, ainsi que les revendications de vérité, de justice et de reconnaissance des souffrances endurées par les populations congolaises.
Clôturant son allocution, Félix Tshisekedi a appelé à une justice impartiale pour toutes les victimes, estimant qu’aucune souffrance ne devrait être minimisée et qu’aucune vie humaine ne peut avoir moins de valeur qu’une autre.
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