Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu affirme que son logo a été utilisé sans autorisation par des acteurs qu’elle présente comme étant à la solde de l’AFC/M23 pour mobiliser la population en faveur de manifestations organisées dans les villes de Bukavu et de Goma, mardi 28 juillet. Dans un communiqué publié mercredi 29 juillet à Uvira, elle dénonce une tentative de manipulation de son image et assure n’avoir ni initié ni soutenu ces rassemblements.
Selon Me Nenê Bintu Iragi, présidente du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, des individus se réclamant de l’organisation auraient utilisé son logo sans autorisation afin de donner une apparence de légitimité à des appels à manifester. Ces manifestations visaient notamment à réclamer la levée des sanctions prises contre certains dirigeants de l’AFC/M23.
La société civile affirme que ces actions ne reflètent en rien sa position officielle. Elle dit n’avoir donné aucun mandat à une personne ou à une structure pour organiser ou soutenir ces rassemblements, qu’elle qualifie d’actes de manipulation de l’opinion publique.
Dans son communiqué, la société civile soutient également que plusieurs habitants de Bukavu, Kalehe et Walungu auraient été contraints de participer aux manifestations.
Elle évoque notamment la distribution de jetons de participation, des menaces d’arrestation ou de fermeture de commerces contre les personnes refusant d’y prendre part, ainsi que l’arrestation de plusieurs jeunes à Minova qui auraient décliné l’invitation. Elle demande leur libération immédiate.
Par ailleurs, l’organisation dénonce une dégradation de la situation sécuritaire dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23. Elle cite, entre autres, l’explosion d’une grenade survenue mardi soir près du marché «Bondeko» à Bukavu, qui aurait fait deux morts et trois blessés, ainsi que des cas de vols, de violences contre des civils et de pressions exercées sur des opérateurs économiques.
Tout en réaffirmant son soutien à un dialogue inclusif comme voie de retour à la paix en République démocratique du Congo, la S
Société civile du Sud-Kivu appelle les parties concernées à respecter les droits humains, à mettre fin à toute forme de manipulation de la population et à honorer les engagements pris dans le cadre des différents processus de paix.
Ces déclarations sont contenues dans un communiqué signé par la coordination provinciale de la Société civile du Sud-Kivu et rendu public mercredi.
David Aluta (stagiaire)


