Sud-Kivu : l’insécurité dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga menace la tenue de l’ENAFEP

La société civile de Fizi (Sud-Kivu) tire la sonnette d’alarme après la reprise des combats dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga. Elle redoute des perturbations dans le déroulement de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) 2026, prévu pour ce jeudi 4 juin.

Dans une note d’interpellation, la société civile du territoire de Fizi dénonce les affrontements ayant opposé, du 1er au 3 juin, la coalition gouvernementale aux él2ments de l’AFC/M23-Twigwaheno dans plusieurs localités, notamment Minembwe, Kalingi, Madegu, Mikenge et Kakenge. Elle appelle au respect du cessez-le-feu afin de garantir aux élèves des conditions sécuritaires propices à la passation de leurs examens.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Selon cette structure citoyenne, ces affrontements ont entraîné d’importants déplacements de populations et aggravé la crise humanitaire dans la région. Une situation qui risque d’affecter directement les élèves finalistes du primaire appelés à passer l’ENAFEP.

La société civile craint que l’insécurité persistante n’empêche plusieurs candidats de rejoindre leurs centres d’examen ou de poursuivre sereinement leurs préparatifs.

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Elle rappelle que ces épreuves constituent une étape déterminante dans le parcours scolaire des enfants et pour l’avenir du système éducatif congolais.

Face à cette situation, elle appelle les parties au conflit à respecter les accords de cessez-le-feu conclus dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington.

La société civile exhorte également la communauté internationale, la MONUSCO et le gouvernement congolais à renforcer les mécanismes de suivi et de surveillance du cessez-le-feu afin de garantir la sécurité des populations civiles et de permettre aux élèves de passer leurs examens dans un climat apaisé.

Alors que l’année scolaire touche à sa fin, l’incertitude demeure pour de nombreux écoliers des hauts plateaux, dont le parcours scolaire pourrait être compromis par la détérioration de la situation sécuritaire.

Divin Byaongo étudiant à l’ETJ

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