Contrairement à certaines récentes déclarations, l’agglomération de Minembwe-centre, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), reste sous le contrôle de la coalition rebelle Red Tabara–Twigwaneho/AFC-M23. Toutefois, plusieurs positions stratégiques autour de cette localité auraient été reconquises par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), selon l’administrateur du territoire, Samy Badibanga Kalondji.
Dans une déclaration faite ce mercredi 24 juin, l’autorité territoriale dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu.
Il affirme que des milliers d’habitants continuent de subir les conséquences de ce qu’il qualifie d’« agression rwandaise » à travers ses « supplétifs AFC-M23 et Red Tabara–Twigwaneho », particulièrement dans les hauts plateaux de Minembwe.
« L’agression rwandaise via ses supplétifs AFC/M23, Red Tabara–Twigwaneho affecte sérieusement la population du territoire de Fizi dans les hauts plateaux de Minembwe, » a-t-il déclaré.
Selon lui, le territoire de Fizi demeure l’un des plus touchés par ce conflit, avec de nombreux déplacés internes vivant dans des conditions difficiles et souvent sans assistance suffisante.
« Le territoire de Fizi est le plus affecté par cette guerre. Nous comptons plusieurs personnes déplacées internes qui sont pour la plupart abandonnées à leur triste sort, » a-t-il ajouté.
Samy Badibanga Kalondji salue néanmoins les efforts des FARDC et de leurs alliés, ainsi que certaines interventions humanitaires visant à soutenir les populations affectées, tout en réaffirmant leur engagement à défendre l’intégrité territoriale et à protéger les civils.
Il indique par ailleurs que la situation reste tendue autour de Minembwe-centre, où des affrontements ont encore opposé les FARDC aux groupes armés, notamment lors d’une attaque survenue le mardi 23 juin à Mikenge, et attribuée à la coalition rebelle, mais repoussée par l’armée.
« L’étau se resserre autour de Minembwe-centre qui jusque-là reste entre les mains de l’AFC/M23 et dont certains quartiers stratégiques ont été reconquis par nos FARDC, » a-t-il indiqué.
L’administrateur condamne la poursuite des violences dans la zone et appelle la communauté internationale à reconnaître les exactions commises en République démocratique du Congo.
Face à cette situation sécuritaire toujours volatile dans les hauts plateaux de Fizi, les populations locales continuent de vivre dans l’incertitude, entre déplacements forcés et espoir d’un retour durable de la paix.
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