Bukavu : face à la crise, la jeunesse réclame des réponses

Le Conseil urbain de la jeunesse de Bukavu a exprimé son inquiétude face à la détérioration continue des conditions de vie de la population du Sud-Kivu. Dans une lettre ouverte publiée récemment, cette structure évoque notamment la fermeture prolongée des banques, la résurgence de l’épidémie d’Ebola, les difficultés d’accès aux ressources financières et la hausse du coût de la vie.

Selon son président, Junior Bushenyula Kamwele, la fermeture des banques depuis plusieurs mois limite l’accès aux ressources financières et ralentit les activités économiques, déjà fragilisées par l’instabilité persistante dans la région.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Il cite également la fermeture récente des frontières avec certains pays voisins en raison de la maladie à virus Ebola.

Pour le Conseil urbain de la jeunesse, ces différentes situations affectent gravement les conditions de vie et la survie des habitants de Bukavu ainsi que de plusieurs territoires du Sud-Kivu.

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À en croire son président, de nombreux citoyens dénoncent l’absence de réponses efficaces des autorités gouvernementales pour protéger les populations et restaurer la stabilité économique.

« La difficulté d’accéder aux zones de production agricole contrôlées par le gouvernement congolais et l’isolement économique croissant de la province aggravent davantage la souffrance des habitants, » dénonce l’organisation.

Le Conseil urbain de la jeunesse estime que le gouvernement congolais porte une responsabilité majeure dans la gestion de cette crise, en raison de son incapacité à garantir la sécurité des citoyens, à préserver le fonctionnement normal des activités économiques et à offrir des perspectives rassurantes à une population confrontée à une précarité grandissante.

« Les populations de Bukavu subissent de graves conséquences de la crise sécuritaire, notamment la fermeture des activités bancaires, les restrictions de circulation dans certaines zones occupées par les Wazalendo et les FARDC, ainsi que la dégradation des conditions de vie. Cette situation accentue la précarité économique, fragilise le tissu social et nourrit un profond sentiment d’abandon au sein de la population, » soutient l’organisation.

Le Conseil urbain de la jeunesse de Bukavu appelle les autorités congolaises, les parties impliquées dans les conflits ainsi que la communauté internationale à prendre des mesures urgentes afin de soulager les souffrances de la population civile et d’éviter une catastrophe humanitaire.

Il plaide également pour la reprise sécurisée des activités financières, la libre circulation des personnes et la recherche d’une paix durable au bénéfice de la population.

Déogratias Iragi (stagiaire)

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