Le premier vice-président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, invite les députés nationaux ce mercredi 17 septembre à prendre part à une plénière qui se tiendra à partir de 14h00 dans la salle de Congrès du Palais du peuple à Kinshasa.
Dans ce communiqué officiel signé ce mardi 16 septembre, il affirme que le bureau de l’Assemblée nationale a été «saisi des pétitions rédigées par des honorables députés contre quelques membres du bureau».
« A cet effet, nous confirmant aux dispositions de l’article 32 alinéa 2 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, nous invitons les honorables députés nationaux à prendre part à la plénière qui se tiendra ce mercredi 17 septembre 2025 à 14h00 dans la salle de Congrès du Palais du peuple,» écrit le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu.
Depuis quelques semaines, la Chambre basse du parlement est secouée par une fronde inédite contre son président Vital Kamerhe. Une pétition lancée par des députés de la majorité a rapidement dépassé le seuil nécessaire pour enclencher une procédure de destitution.
Plus de 250 élus auraient apposé leur signature, dénonçant une gestion jugée opaque et un leadership trop autoritaire.
Malgré les excuses publiques présentées en pleine plénière, la colère des députés signataires ne faiblit pas. Certains dénoncent un manque de transparence, d’autres voient dans cette pétition un moyen de limiter l’influence d’un acteur devenu trop central au sein de la majorité présidentielle.
Cette crise relève surtout les divisions au sein de la famille politique du président de la République. Alors que certains députés continuent de soutenir Kamerhe, d’autres estiment que son maintien à la tête de l’Assemblée nationale menace l’unité du bloc majoritaire.
Un jeu politique en faveur de la majorité au pouvoir
Le porte-parole parole de Lamuka, Prince Epenge s’est exprimé sur son compte X, à propos des débats qui agitent actuellement l’Assemblée nationale. Il s’est interrogé sur les véritables intentions de la majorité présidentielle.
« L’Union sacrée n’est-elle pas à la recherche d’un président de l’Assemblée nationale inconscient et suicidaire qui peut la conduire au changement de la Constitution malgré la guerre ?» s’est-il interrogé.
Pour lui, si Vital Kamerhe est jugé «incompétent» alors l’ensemble des députés qui siègent actuellement, qu’il qualifie d’«illégitimes» devraient l’être tout autant.
Lamuka, à travers la voix de son porte-parole veut ainsi alerte l’opinion que ce qu’il considère comme une tentative dangereuse de la majorité de remodeler le jeu politique en sa faveur.
Juvénal MUTAKATO


