UVIRA : La Monusco à pied d’œuvre pour appuyer les jeunes désengagés des groupes armés

UVIRA : La Monusco à pied d’œuvre pour  appuyer  les jeunes désengagés des groupes armés

La MONUSCO invite les jeunes des territoires d’Uvira et Fizi à se désolidariser des groupes armés pour profiter d’autres activités dans la communauté. Cet appel a été lancé par Karna Soro,  chef de bureau à la Monusco Sud-Kivu, lors d’une conférence de presse tenue  mardi 10 octobre avec les journalistes  de Bukavu et d’Uvira.

Faisant une lecture sur les causes profondes de rivalités dans cette contrée, Soro indique que tout part des conflits intercommunautaires ; raison pour laquelle la Mission onusienne a résolu  d’impliquer les différentes communautés dans la lutte pour une stabilité durable.

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« La nature des confrontations ici, c’est sont des  tensions intercommunautaires ou des groupes armés qui s’y appuient pour engager leurs activités. La Monusco travaille avec toutes les communautés pour essayer de gérer ces tensions et éviter des débordements. Déjà, une équipe vient de réunir les femmes d’Uvira qui ont discuté de l’origine des leviers de toutes ces violences  et se sont engagées à les combattre », a-t-il souligné.

Le Chef de bureau fait savoir que dans sa mission de privilégier les populations civiles, conformément à la Résolution 2348,  la Monusco, pour y parvenir, a initié un projet de stabilisation et compte sur l’engagement de la communauté à participer à l’endiguement de « ces dynamiques criminelles qui évoluent en spiral et arrivent à des types des violences ».

« Il y a aussi des équipes de désarmement qui sont en train d’y travailler et nous pensons qu’il en sera de même à Fizi prochainement. Il y a beaucoup de communications qui sont faites pour amener ces jeunes à quitter les groupes armés et venir profiter d’autres activités. Dans cette perspective, la Monusco a mis en place un projet de réduction des violences (…) Tout cela sont des mécanismes d’anticipation pour réduire ces violences », a-t-il rassuré.

De son côté, le Major Adil Esserhir, Porte-parole militaire ad intérim de la Monusco,  rassure de la disponibilité des casques bleus à Uvira pour apporter  leur appui  aux acteurs locaux à qui revient la responsabilité première de sécuriser des populations civiles.

« La Monusco est toujours disposée à  apporter son soutien et faire des opérations conjointes avec les FARDC. On est là pour accompagner les acteurs nationaux à accomplir leur mission régalienne (…) conformément à la Résolution, il faut dissuader, empêcher les groupes armés et les milices locales d’infliger des violences aux populations », a-t-il dit.

Il appelle tous ceux-là qui trainent encore dans les milices à quitter ces groupes armés qui, poursuit-il, constituent une menace pour la population et retarde le développement dans ces milieux.

Jean-Marie Mulume

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