Sud-Kivu : Un acte d’engagement de lutte contre des incidents liés aux accusations de sorcelleries signé en province

Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu à travers son Ministère de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, des services techniques notamment les Divisions provinciale du genre, justice, droits humains et de l’intérieur et affaires coutumières, les chefs coutumiers, la société civile ainsi que des medias viennent de signer un acte d’engagement de lutte contre les pratiques de la justice populaire liées aux accusations de sorcelleries en province. C’était à l’issue d’un atelier provincial de deux jours soit du 1er au 02 Mars 2021 tenu à Bukavu et organisé par l’association des femmes de médias (AFEM) sur les incidents des conflits liés aux cas de tueries des femmes accusées de sorcellerie au Sud-Kivu.

Au terme de ces assises, des participants ont pris plusieurs engagements de combattre ces incidents chacun selon son niveau de compétence. Les décideurs se sont s’engagés à sensibiliser les couches sociales au respect des droits humains ; d’enquêter, identifier et arrêter les présumés auteurs des enlèvements liés aux accusations de sorcellerie ainsi que fermer les chambres des prières et maisons d’invocation qui versent dans les dérives liées aux accusations de sorcellerie.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

De leur côté, les députés provinciaux présents à cet atelier se sont dit prêts à faire le suivi de la mise en application de l’édit portant interdiction de recours à la justice populaire. Ceci avant que des autorités coutumières ne s’engagent à interdire les pratiques de sorcellerie et protéger les victimes de ces accusations et sanctionner les personnes qui s’adonneraient à cette pratique.

Même son de cloche pour les représentants de l’armée et de la police invités à ces assises qui se sont engagés à leur tour à sensibiliser les militaires, les policiers et leurs dépendants à ne pas recourir aux pratiques de sorcellerie mais aussi et surtout d’enquêter sur les cas d’accusations de la sorcellerie et appliquer les sanctions prises par la justice à l’endroit des coupables

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Occasion pour des acteurs de la Société civile de s’engager à mener des plaidoyers auprès des autorités judiciaires pour la poursuite des infractions qui découlent des accusations de sorcellerie et faire un état des lieux du niveau d’exécution de l’édit sur la répression de la justice populaire. Des journalistes à leur tour, s’engagent à organiser des ateliers de sensibilisation des responsables des médias sur la censure des contenus faisant l’apologie de la sorcellerie et de vulgariser en langues locales l’édit portant interdiction de la justice populaire liée à la sorcellerie.

Cet atelier de deux jours, organisé par l’Association des Femmes des médias (AFEM) s’est tenu dans la Salle de l’Institut national de préparation professionnelle, INPP à Bukavu dans la province du Sud-Kivu.

Rédaction

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