Un document daté du 19 août et attribué à la Direction nationale de SOS Villages d’Enfants en République démocratique du Congo dément les informations faisant état d’une probable spoliation de ses terrains et de la fermeture de ses activités à Bukavu et Uvira (Sud-Kivu). Malgré ce démenti, des acteurs de la société civile à Bukavu affirment que certaines infrastructures de l’organisation seraient visées par des opérations de lotissement.
Le sous-noyau de la société civile de Nyakaliba et le Collectif des organisations de la société civile pour la paix évoquent notamment le centre de santé et le centre de formation professionnelle du Village d’Enfants SOS. Ces organisations disent craindre que l’ensemble de la concession puisse également être concerné.
Selon ces acteurs, plus de 3 000 signatures auraient déjà été récoltées auprès des habitants de plusieurs quartiers de Bukavu, notamment Nyakaliba, Nkafu, Kajangu et Kanoshe, pour s’opposer à un éventuel morcellement du site.
La société civile appelle ainsi les autorités provinciales et nationales à clarifier la situation et à préserver l’intégrité du patrimoine du Village d’Enfants SOS, présenté comme un bien d’intérêt pour la communauté.
Dans son document daté du 19 août et consulté par notre rédaction, SOS Villages d’Enfants qualifie pourtant de « fausses et dénuées de tout fondement » les informations faisant état d’une spoliation de ses terrains et de la fermeture de ses activités à Bukavu et Uvira.
La Direction nationale précise que l’organisation poursuit ses activités en RDC et qu’elle est actuellement engagée dans une réorganisation de ses interventions dans ces deux villes.
Cette réorganisation vise, selon elle, à mieux répondre aux besoins des communautés, des personnes vulnérables et particulièrement des enfants relevant de son groupe cible.
Concernant ses terrains et infrastructures, SOS Villages d’Enfants affirme qu’ils demeurent sa propriété, conformément aux dispositions légales en vigueur et aux titres de propriété qu’elle détient.
L’organisation appelle enfin l’opinion publique, les communautés locales et ses partenaires à la vigilance face aux informations non vérifiées et réaffirme son engagement à poursuivre sa mission en République démocratique du Congo.
Juvénal MUTAKATO


