Sud-Kivu: les survivants du massacre de Katogota réclament justice 26 ans après

En marge du 26ème anniversaire du drame survenu le 14 mai 2000 à Katogota, groupement d’Itara-Luvungi dans la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu), une messe de requiem a été célébrée ce jeudi 14 mai dans la ville d’Uvira en mémoire des victimes. La cérémonie commémorative a réuni plusieurs autorités locales, des membres des familles des victimes, des représentants de la société civile ainsi que des habitants venus rendre hommage aux disparus de cette tragédie qui demeure gravée dans la mémoire collective de la région.

Les organisateurs ont laissé entendre que cette célébration de l’eucharistie visait à honorer la mémoire des centaines de civils massacrés lors des conflits armés qui avaient secoué l’Est de la République démocratique du Congo au début des années 2000.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Après la messe, au cour d’une céremonie organisée dans la salle de l’auditorium des femmes, le comité des survivants a appelé à la vérité, à la justice et à la réparation en faveur des victimes et survivants de cette tragédie survenue le 14 mai 2000. Blaise Bagalwa, président de l’association des victimes du massacre de Katogota, a indiqué que cette commémoration vise à préserver la mémoire des victimes et à rappeler la nécessité pour l’Etat congolais ainsi que la communauté internationale de faire toute la lumière sur ce massacre.

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Dans un message lu au cours de cette cérémonie, le directeur général du Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), Patrick Fata, a rappelé l’ampleur de cette tragédie qui continue de marquer les populations du Sud-Kivu.

« En date du 14 mai 2000, le village de Katogota, dans le groupement d’Itara/Luvungi, chefferie de Bafuliiru, a été le théâtre d’un massacre au cours duquel plus de 375 personnes, pour la plupart, des paisibles paysans, ont été sauvagement tuées. Vingt-six ans plus tard, l’honneur dû à la mémoire des victimes, le devoir de vérité et l’exigence de justice imposent à la nation de se souvenir, » a-t-on lu dans son message.

Il a insisté sur la nécessité pour les autorités congolaises et pour les institutions compétentes de poursuivre les efforts en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation des victimes des violences armées.

Le massacre de Katogota demeure l’un des épisodes les plus tragiques des violences ayant endeuillé le territoire d’Uvira. Des organisations de défense des droits humains continuent de réclamer justice pour les victimes et leurs familles, alors que de nombreuses communautés affectées attendent encore réparation.

Ce drame a fait au moins 375 victimes, parmi lesquelles des hommes, des femmes et des enfants. Ces dernières avaient été tuées lors d’une attaque attribuée aux éléments armés du Rassemblement congolais pour la démocratie(RCD-Goma). Selon le rapport mapping, plusieurs personnes avaient été tuées par balles, à l’arme blanche ou encore par incendie.

Cette communication intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est de la RDC, où plusieurs provinces restent confrontées aux violences armées, malgré les efforts engagés pour le rétablissement de la paix. Dans cette région récemment théâtre des récents affrontements entre Forces armées de la République démocratique du Congo appuyées par les combattants Wazalendo et l’AFC/M23, les survivants vivent encore les stigmates des guerres en répétition.

Merci Byamungu 

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