Sud-Kivu : Les organisations de la société civile en guerre contre le dictat de Kinshasa visant à limoger le gouverneur


Les organisations de la société civile du Sud-Kivu dans toute sa diversité, disent non à la prise en otage de la province par des notables assis dans la capitale Congolaise Kinshasa , qui, selon eux,  décident et déstabilisent le progrès de la province. Cette déclaration faite ce mardi 2 septembre intervient alors que des menaces de destitution pèsent sur le gouverneur Théo Ngwabije à cause des conflits entre le Front commun pour le Congo (FCC), son regroupement politique, et l’AFDC/ Lukwebo,son parti politique.


Partant du constat selon lequel, des menaces venant des Kinshasa déterminés à limoger l’actuel gouverneur de province du Sud-Kivu qui est aux affaires depuis seulement trois mois, ces organisations soulignent que ces menaces ne tiennent que des luttes d’intérêts particuliers entre camps politico-ethniques.
« (…) Au chef de l’exécutif provincial, de demeurer dans les attitudes d’homme d’Etat, sensible aux valeurs républicaines et démocratiques sans jamais se laisser distraire par des querelles byzantines », déclarent ces structures de la société civile.


Ces dernières s’appuient sur le lourd bilan des longs moments suite aux départs intempestifs des gouverneurs, qui selon eux, sont choisis et démis par des cerveaux noirs à Kinshasa, affectant une « malédiction » du Sud-Kivu.
« Nous alertons les animateurs de toutes les institutions de la République du nouveau national et provincial sur notre détermination à mobiliser la population à se lever comme un seul homme afin de barrer la route aux imposteurs qui voudront nous ramener dans les vieilles pratiques … », insistent ces organisations citoyennes.


Si le gouvernement provincial tombe, ces organisations de la société civile du Sud-Kivu font savoir qu’elles prendront en main toutes les responsabilités historiques pour obliger la dissolution de l’Assemblée provinciale, et le choix d’un nouveau gouverneur parmi les personnes indépendantes.


A noter que cette déclaration a été rendu publique par plusieurs organisations de la société civile dont le Bureau de coordination de la société civile, la Nouvelles dynamiques de la société civile (NSDCI), les mouvements citoyens et forces vives et les médias communautaires réunis au sein du RATECO.


Rachel Rugarabura, JRI

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