En République démocratique du Congo, la Journée nationale de l’enseignement est célébrée chaque le 30 avril. La célébration de cette journée pour une deuxième année consécutive en 2026, se déroule sans activités à Bukavu, en raison d’une crise sécuritaire et socio-économique qui affecte profondément le secteur éducatif particulièrement au Sud-Kivu.
Au niveau national, la Journée est placée sous le thème : « Investir dans l’éducation, c’est construire l’avenir de la RDC ». La Journée marque donc un moment de célébration et de réflexion sur le rôle crucial des enseignants dans la formation de nouvelles générations. Elle honore également leur évolution, valorise leur profession et sert de plaidoyer pour l’amélioration de leurs conditions de vie de travail.
Cette Journée est une occasion aussi pour les acteurs du secteur éducatif de réfléchir sur les progrès réalisés, mais aussi sur les défis persistants qui freinent le bon fonctionnement du système éducatif.
Dans la ville de Bukavu, aucune activité festive n’a été organisée pour la deuxième année consécutive. La situation sécuritaire qui secoue la région compromet tout, selon le secrétaire provincial du syndicat national des enseignants des écoles conventionnées Catholique (SYNECATH), Jacques Cirimwami.
Il indique que les conditions de vie et de travail des enseignants demeurent très préoccupantes.
« De nombreux enseignants exercent dans des zones marquées par l’insécurité, notamment dans les territoires de Mwenga et Fizi. Ces derniers font face à des retards de salaire, à l’absence de primes de risque et à des conditions de travail difficiles, malgré leur engagement quotidien au service de l’éducation, » a-t-il fait remarquer, soulignant une dégradation continue de leurs conditions de vie
Dans ce contexte, les acteurs du secteur éducatif du Sud-Kivu rappellent que l’investissement dans l’éducation ne peut être effectif sans une amélioration significative du bien-être des enseignants, considérés comme les piliers du système éducatif congolais.
En dépit des défis, ces professionnels réaffirment leur engagement à poursuivre leur mission de formation des générations futures. Ils appellent toutefois à des réformes durables afin de renforcer la résilience et la performance du système éducatif en RDC.
Elvine CIZA


