Sud-Kivu : Le RLPC peint un tableau sombre de cas d’insécurité notifiés dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga

L’organisation Réseau Local de la Protection Civile (RLPC) décrie la recrudescence de cas d’insécurité et des incidents de violation des droits humains dans les territoires d’Uvira, Fizi, Mwenga, Walungu après documentation de plusieurs cas d’outrages des Droits Humains dont les populations de cette partie de la province du Sud-Kivu sont victimes. Ces cas sont couchés dans un rapport de monitoring rendu public et dont une copie est parvenue à jambordc.info ce jeudi 05 Août 2021.

Selon l’esprit de ce document, cette structure citoyenne œuvrant pour la promotion et la protection des droits de l’homme, dénonce la situation sécuritaire qu’elle qualifie de précaire dans ces milieux. Ceci suite à la recrudescence des incidents de protection incluant des multiples atteintes des droits humains avec des multiples implications négatives sur la vie socio psycho-économique des populations civiles qui ont marqué le mois de juillet 2021 dans la partie Sud-sud de la Province du Sud-Kivu.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

” La protection des civils, la paix et le respect des droits humains étant notre préoccupation majeure, nous osons selon les moyens et les circonstances, documenter les multiples violations des droits humains et incidents de sécurité rapportés quotidiennement dans notre zone d’intervention d’Uvira, de Fizi, de Mwenga, de Walungu, de la ville de Baraka, de Kamituga et d’Uvira au Sud-Kivu et Kabambare en province de Maniema, Où sévit la recrudescence des cas d’enlèvements, des viols des femmes et Violences Sexuelles et celle Basées sur le Genre, les vols orchestrés par les bandits à mains armées, la justice populaire, la torture, les arrestations arbitraires et détentions illégales des armes, les attaques et intimidations contre les organisations humanitaires et défenseurs des droits humains et journalistes, les pillages, braquages des véhicules contre les personnes et leurs biens visant la destruction des structures socio-économiques dans la région”, peut-on lire dans ce rapport de monitoring de RLPC.

Cette structure citoyenne indique dans ce mème rapport, que la présence des groupes armés étrangers rwandais et burundais dans la zone, l’absence de l’autorité de l’Etat, le nombre limité des effectifs militaires et policiers, le sous-équipement des différents services de sécurité, le mauvais traitement des forces de défense et de sécurité, la crise de confiance entre la population et les autorités, la pauvreté et le dynamisme des groupes armés sont entre autre les causes favorisant la régularité d’incidents qui sont du genre notamment d’infiltrations des groupes armés étrangers, d’affrontements entre les groupes armés locaux.

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A notre source de renchérir que la mauvaise gouvernance sous différentes formes apparait parmi les facteurs majeurs qui contribuent à la pérennisation des troubles qui renforcent la perturbation de la situation de protection et atteintes des droits humains dont les paysans sont victimes.

Le RLPC appelle par ailleurs, les autorités congolaises à renforcer les équipements capacités matérielles de l’armée régulière afin de faire face aux défis des groupes armés dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga; de mener une cartographie des réseaux de fourniture d’armes et recrutements des combattants au niveau régional afin d’envisager des actions appropriées à l’interne et à l’externe, d’obliger les réseaux de télécommunication à fournir les éléments de géo-localisation et autres informations sur les numéros Airtel-Money, M PESA, Orange-Money communiqués par les ravisseurs, à partir desquels ils appellent et reçoivent les rançons.

Elle plaide également pour l’ouverture des actions judicaires contre les tireurs des ficelles au niveau local, provincial, national, régional et international, l’identification des présumés auteurs de différents crimes et de les déférer devant la justice afin que ces derniers répondent de leurs actes,

Elle demande à la Monusco, UNFPA, GIZ, ONG Internationales et Onusiennes): à accompagner l’Etat congolais à activer la diplomatie agissante avec ses voisins par les actions concrètes pour la sécurisation de son pays.

Alpher Kalala

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