Sud-Kivu : La société civile environnementale condamne la persistance des activités illégales dans les aires protégées

La Société civile environnementale du Sud-Kivu alerte sur le danger qui menace l’écosystème suite à la persistance des activités illégales dans les aires protégées par des exploitants miniers et pétroliers en République démocratique du Congo. Cet appel a été lancé par Josué Aruna, responsable de cette organisation de défense de l’environnement, dans un entretien avec la rédaction de Jambordc.info.

Ce défenseur de la nature fustige de constater que certaines entreprises minières et pétrolières exploitent aisément les espaces censés être protégés et cela en violation des lois de la République ainsi que des conventions ratifiées par la RDC au niveau international visant la préservation de l’écosystème et la lutte contre le changement climatique.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

<< Ma réaction est vraiment à chaud face à cette question parce que la RDC a classé certains espaces ce que nous appelons aujourd’hui les réserves et aires protégées qui ont été classés selon la loi de la République. Ça veut dire qu’une exploitation minière à l’intérieur des aires protégées est prohibée par la loi. Donc, cet espace ne doit pas subir une quelconque violation. Cependant au Sud-Kivu la situation qui se passe dans le Parc national de Kahuzi-Biega, tout le monde le sait. Il y a des exploitants illégaux qui sont en train d’extraire les minerais à l’intérieur. Et il n’y a pas longtemps le Général Bob Kilubi a lancé l’opération Kifyagiyo pour chercher à éradiquer les différents groupes armés qui opèrent à l’intérieur du parc. Et nous voudrions voir ce parc redevenir une fierté comme ce fut dans le temps, pour que les touristes viennent. La réserve naturelle d’Itombwe connait le même problème, c’est-à-dire au lieu que nous puissions privilégier la conservation de la nature nous sommes en train d’abandonner les aires protégées à la merci des exploitants illégaux qui ne respectent pas les impacts d’études environnementales et sociales. Mais aussi sans respect de droits de l’homme>>, s’indigne Josué Aruna.

A part Kahuzi-Biega, ajoute-t-il, il y a le projet d’érection du barrage hydroélectrique Sombwe au compte de certaines entreprises minières dans le parc d’Upemba. Ainsi la question très controversée de l’exploitation pétrolière dans le parc de Virunga qui, interrogeant l’expérience d’autres sites d’exploitation du pétrole, aucun développement attractif n’y a été notifié:

<<Nous avons vu du côté de Moanda et ailleurs. Donc c’est la même situation que nous ne voudrons pas voir se répéter dans un site du patrimoine mondial de l’Unesco comme le Kahuzi-Biega et Virunga>>, indique monsieur Aruna.

Se basant sur différentes ambitions du gouvernement congolais visant à répondre aux accords internationaux dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Cet activiste des droits de la nature, soutient la démarche de la RDC celle visant à atteindre un pourcentage important conformément au protocole de Nagoya qui stipule que chaque nation du monde se doit de contribuer à faire assainir au moins 17% de l’espace du territoire national pour la conservation de la nature. Ayant réalisé 13% et demi, la RDC poursuit son idéal, celui d’atteindre 15 jusqu’à 17%.

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<<Si nous voulons atteindre la stabilité planétaire, dont nous congolais et l’humanité entière avons besoin. Nous devons militer pour préserver les aires protégées et les espaces qui ont été classés selon la loi de la République>>, renchérit Josué Aruna.

Il conclut en appelant la population congolaise à la vigilance et une effective implication de chacun par la compréhension de la valeur de protection de la biodiversité et de l’habitat naturel qui sont intimement liés aux cultures des communautés locales. D’où l’urgence de protéger les écosystèmes pour la sauvegarde de la nature.

Alpher Kalala, JRI

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