Fizi : Pour n’avoir notifié aucune avancée dans leurs revendications, les enseignants durcissent le mouvement de grève

Durcir le mouvement de grève en restant à la maison jusqu’à ce que le gouvernement réponde scrupuleusement à leurs différentes préoccupations, telle est la décision ressortie de la réunion d’évaluation du mouvement de grève des professionnels de craie organisée par la Synergie des syndicats des enseignants du Territoire de Fizi et de la ville de Baraka.

Dans un communiqué de la corporation syndicale des enseignants du territoire de Fizi, dont une copie a été consultée par Jambordc.info, après évaluation de leur mouvement de grève sèche déclenché depuis le 4 Octobre dernier, les enseignants se sont résolus de durcir leur lutte jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction de leurs revendications.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

<< Après discussions et délibération, il s’est observé qu’aucune réponse jusque-là à nos revendications n’a été répondu par le gouvernement congolais. À ceci, nous avons décidé de durcir le mouvement de grève en restant à la maison jusqu’à ce que le gouvernement prendra en compte nos préoccupations>>, lit-on dans ce document.

Ils appellent ainsi tous les parents d’élèves de continuer à garder leurs enfants à la maison tant qu’aucun compromis ne sera trouvé.

Tout en recommandant au gouvernement de privilégier un dialogue franc et réaliste afin d’aboutir à une issue positive au profit des enseignants, ils sollicitent par ailleurs l’implication et l’apport des parents, de la société civile et ses organes, des organisations humanitaires de l’éducation tant nationales qu’internationales,  pour aider le gouvernement congolais à répondre favorablement aux inquiétudes des professionnels de la craie.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Pour conclure, ces enseignants rappellent aux différentes autorités politico-administratives et scolaires que la grève est un droit garanti par la constitution et que les intimidations et les menaces ne peuvent être considérées telles une solution au problème qui se prévaut actuellement dans le secteur de l’éducation.

Alpher Kalala, JRI

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