À Bukavu, la résolution pacifique des conflits est présentée comme une condition essentielle au développement et au vivre-ensemble. À l’occasion de la journée consacrée à cette thématique, célébrée ce mardi 20 octobre, la société civile appelle à privilégier le dialogue et à dépasser la haine et les rancœurs.
Pour Jean Mauro Tubibu, acteur de la société civile du Sud-Kivu, interrogé par Jambo, résoudre un conflit ne consiste pas seulement à mettre fin à un désaccord. Cela implique également de dépasser les rancœurs et la haine afin de rétablir la compréhension entre les personnes en opposition.
Il estime que les conflits non résolus peuvent conduire à des violences aux conséquences humaines, sociales et économiques importantes.
« Vivre dans les conflits nous amène à la guerre et là-bas rien ne marche car il y a destruction de tout : des écoles, des églises, des ponts, des villages, voire des incendies,» explique-t-il.
Selon cet acteur de la société civile, les conséquences des conflits vont au-delà des pertes en vies humaines. Elles touchent également les infrastructures, les activités économiques et la cohésion sociale. Les pillages de marchandises, la fermeture des banques et l’interruption des activités contribuent ainsi à fragiliser les conditions de vie des populations.
La résolution des conflits suppose dès lors de transformer les incompréhensions et les désaccords en occasions de dialogue, afin de favoriser la compréhension mutuelle et la coexistence pacifique.
À cette occasion, un appel est lancé à la population pour privilégier le dialogue dans la gestion des différends et se détourner de la haine, de la jalousie et de l’hypocrisie, considérées comme des facteurs susceptibles d’alimenter les conflits.
La promotion de la paix et du respect mutuel est ainsi présentée comme une voie pour renforcer les relations entre les communautés et favoriser le développement de leurs activités.
Yvette Ishara, (stagiaire, ETJ)


