Dans le cadre de la campagne Octobre Rose et à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le cancer du sein célébrée le 19 octobre, la Docteure Wanny Furaha, médecin au Centre médical Bioglodi à Bukavu, appelle la population du Sud-Kivu et d’ailleurs à reconnaître les signes d’alerte de cette maladie et à privilégier le dépistage précoce.
Parmi les signes à surveiller figurent notamment une modification de la taille ou de la forme d’un sein, un changement de couleur ou d’aspect de la peau ainsi que l’apparition de nodules. La médecin souligne l’importance de rester attentif à ces manifestations, qui peuvent parfois être confondues avec des changements liés au cycle menstruel.
« Il faut commencer par différencier au moment de l’ovulation, car il peut y avoir des symptômes similaires qui amènent plusieurs femmes à consulter par peur de penser qu’elles sont victimes du cancer du sein. Il faut d’abord observer la symétrie des deux seins, si l’on constate qu’un sein devient plus gros, plus lourd que l’autre. Deuxièmement, il y a la peau au niveau du sein qui va commencer à changer de couleur, ce qu’on appelle la peau d’orange. Il y a aussi l’apparition de nodules dans les seins, » explique la Dre Wanny Furaha.
D’autres signes doivent également motiver une consultation médicale, notamment un écoulement inhabituel du mamelon, surtout s’il contient du sang, une rétraction du mamelon vers l’intérieur, une douleur persistante au sein ou à l’aisselle, une rougeur inexpliquée ou un gonflement. L’apparition de ganglions sous l’aisselle ou près de la clavicule nécessite également une évaluation médicale.
La Dre Wanny Furaha évoque par ailleurs plusieurs facteurs de risque associés au cancer du sein. Certains sont liés au mode de vie, notamment la consommation d’alcool et de tabac, le surpoids et la sédentarité. D’autres, comme l’âge, les antécédents familiaux et les prédispositions génétiques, ne sont pas modifiables.
La médecin rappelle que le cancer du sein peut aussi toucher les hommes, même s’il est beaucoup plus fréquent chez les femmes. Elle encourage ainsi la population à ne pas banaliser les signes suspects et à consulter un professionnel de santé en cas de changement inhabituel.
L’auto-palpation peut aider à repérer certaines modifications, mais elle ne remplace pas un examen médical ni les examens de dépistage recommandés. Selon la situation, une échographie ou une mammographie peut être indiquée pour approfondir les investigations.
À travers cet appel, la Dre Wanny Furaha insiste sur la vigilance et la consultation précoce afin de favoriser une prise en charge adaptée de la maladie.
David Aluta et Merci Byamungu


