L’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones affectent le travail des pharmaciens dans plusieurs territoires du Sud-Kivu. L’acheminement des médicaments y reste particulièrement difficile, notamment en raison de l’insécurité sur les routes et de la multiplicité des barrières. Une situation évoquée ce jeudi 25 septembre à Bukavu, à l’occasion de la Journée mondiale des pharmaciens.
L’Ordre des pharmaciens du Sud-Kivu a réuni ses membres pour marquer cette journée célébrée chaque 25 septembre. L’édition de cette année est placée sous le thème : « Donner aux pharmaciens les moyens d’agir pour un avenir plus sain ».
La cérémonie a été marquée par deux temps forts : la prestation et le renouvellement du serment des pharmaciens, ainsi qu’une séance d’échanges animée par des professionnels expérimentés du secteur. Ces derniers ont notamment présenté plusieurs innovations et avancées enregistrées dans le domaine pharmaceutique.
Pour Birindwa Mulashe Patient, vice-président de l’Ordre des pharmaciens du Sud-Kivu, cette journée constitue également une occasion de rappeler à la population le rôle du pharmacien dans le système de santé.
Il insiste sur le fait que le pharmacien ne doit pas être considéré comme un simple commerçant, mais comme un professionnel de santé accessible à la population, capable de fournir des conseils et un accompagnement sans rendez-vous préalable.
Mais dans les territoires de la province, l’exercice de cette profession reste confronté à plusieurs difficultés. L’insécurité complique notamment l’acheminement des médicaments vers certaines zones, tandis que la présence de nombreuses barrières sur les routes constitue un autre obstacle au ravitaillement des pharmacies.
Ces difficultés peuvent ainsi affecter la disponibilité des médicaments et compliquer le travail des professionnels qui assurent leur distribution auprès de la population.
À l’occasion de cette journée, l’Ordre des pharmaciens du Sud-Kivu appelle la population à privilégier les professionnels qualifiés pour l’achat des médicaments et pour bénéficier de conseils adaptés.
L’organisation rappelle par ailleurs que toute personne qui détient ou vend des médicaments n’est pas nécessairement pharmacien, invitant la population à la vigilance afin de préserver sa sécurité sanitaire.
Merci Byamungu


