Sud-Kivu : Journée internationale des droits de la femme, un slogan pour certaines femmes

Sud-Kivu : Journée internationale des droits de la femme, un slogan pour certaines femmes

Les femmes rurales qui exercent le commerce dans la ville de Bukavu qualifient d’historique sans aboutissants, la Journée Internationale des droits de la femme et plaident pour le respect de leurs droits qui restent toujours bafoués. Ces derniers l’ont dit au cours d’un échange avec un reporter de jambordc.info ce lundi 09 mars 2020, un jour après la journée internationale des droits de la femme célébrée chaque 8 mars.

A cette occasion ces femmes ont évoqué plusieurs défis qui les gangrènent et qui expliquent ce dernier temps la non effectivité selon elles de cette journée comme s’était le cas pour les années passées.

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L’une d’entre elles, vendeuse des légumes ayant requis l’anonymat souligne le problème de la pauvreté et le chômage chez les femmes surtout celles qui vivent dans le milieu rural, ne les permettent pas de commémorer cette journée en toute quiétude.

«  Nous ne savons pas comment célébrer notre journée internationale entant que femme car nous manquons même de quoi manger pour la savourer à nos propres résidences. C’est pourquoi actuellement à notre niveau nous ne donnons pas une importance capitale à cette journée suite à des diverses difficultés que nous traversons du jour le jour. Nous n’avons pas d’autres sources de revenue à part le commerce, cependant même si cette journée tombe n’importe quel jour de la semaine, nous femmes rurale, sommes obligées de vaquer à nos occupations quotidiennes au lieu de rester à la maison entrain de fêter » ,a-t-elle expliqué en langue locale (swahili).

Une autre femme vendeuse des bananes n’a pas cacher de dire que les droits des femmes ne sont pas jusqu’aujourd’hui respectés malgré le décret de la journée commémorative de ses droits.

Cette dernière évoque à ce point les traitements malsains que subissent les femmes rurales vendeuses des produits de premières nécessités dans la ville de Bukavu, qui sont évacuées du jour le jour par les service d’assainissement de la mairie sans pour autant songer à leurs doter d’un milieu approprié pour leurs activités commerciales.

«  Nous quittons le village avec nos marchandises pour les vendre en ville, mais chose étonnante est que lorsque nous les étalons, certaines autorités nous envoient des policiers pour nous déguerpir et eux ensuite nous tabassent. Parfois ils nous ravissent nos marchandises sans tenir compte du respect de notre dignité entant que mères de famille, pourtant nous avons les enfants que nous devons nourrir, vêtir et faire étudier à travers notre petit commerce », laisse entendre cette vendeuse en provenance de Kabare ayant aussi requis l’anonymat sous la langue locale.

En somme, ces femmes demandent par ailleurs l’implication active des autorités à tous les niveaux ainsi que les organisations œuvrant dans les droits des femmes afin qu’elles se sentent être remises dans leurs droits, ceci enfin que la journée internationale des droits de la femme soit une réalité et non un slogan.

Moïse Aganze

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La Rédaction JamboRDC

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