Sud-Kivu: Exploitation illicite des minerais à Mwenga, Les organisations de la société civile montent au créneau

Les organisations de la société civile du Sud-Kivu déplorent le laxisme du ministère national des mines ainsi que de l’admnistration des mines en province dans l’application des dispositions pertinentes du code et règlement miniers du pays, laxisme qui selon elles, frise la complicité dans l’exarcerbation de l’exploitation illicite des minerais. Ces structures citoyennes l’ont fait savoir dans une déclaration rendue public et dont une copie est parvenue à jambordc.info ce lundi 06 septembre 2021.

Dans cette déclaration, ces organisations de la société civile du Sud-Kivu notent avec regret qu’au-delà des différentes iinitiatives prises, le gouvernement provincial, malgré les alertes et plaintes des communautés, n’ait pris pris aucune autre mesure pour mettre fin à cette situation et que par contre, certaines personnalités proches du gouverneur de province sont accusées quotidiennement d’être impliquées à tort ou à raison dans cette exploitation illicite des minerais.

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Ces structures citoyennes notent avec amertume l’existence effective d’un pillage systèmatique des ressources naturelles sous le couvert d’une forme f’exploitation minière artisanale en RDC, l’exploitation en cours qui contribue à la clochardisation et à la paupérisation des communautés au lieu de contribuer à leur développement, l’installation d’un affairisme savamment institué au profit de certaines personnalités politiques et militaires hautement placées au detriment de l’Etat et des communautés locales.

Elles notent également le risque de la déterioration du climat sécuritaire et d’implosion socio-communautaire consécutives aux suspicions entre les propulations et les autorités coutumières locales, la persistance su sous-développement suite au pillage des ressources minières du pays par les étrangers.

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” L’exploitation qui s’opère à Mwenga se caractérise par l’exploitation semi industriel dans les zones non érigées en ZEA, la présence des sujets étrangers en séjour irregulier sur le territoire national, l’absence d’un agrément octroyant un permis de recherche ni d’exploitation, l’absence des statistiques de production et de traçabilité des minerais produits, la violation des propriétés privées et le trouble de jouissance, la destruction de la biodiversité, des écosystèmes et des cultures ainsi que la pollution des rivières et des cours d’eau ainsi que les menaces, les arrestations arbitraires, les coups et blessures volontaires”, considèrent ces organisations de la société civile du Sud-Kivu dans leur déclaration.

Face à cette situation, ces structures citoyennes demande au chef de l’Etat congolais, de veiller au respect par le gouvernement de l’instruction donnée aux ministres sectoriels en conseils de ministres sur l’exploitation illicite des minerais au pays. Au parlement d’activer les mécanismes constitutionnels de contrôle parlementaire à l’endroit des ministres sectoriels en charge de respect des lois de la République en matières des ressources naturelles, protection de l’environnement, justice et droits humains.

” Nous recommandons au vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, de réserver une fin de non-recevoir à la lettre de madame le ministre national des mines, d’ordonner la révocation des visas et titres de séjour ainsi que l’expulsion du territoire national de tous les sujets chinois impliqués dans l’exploitation illicite des minerais et les violations des droits de l’homme. Au ministre national des mines, de rendre public dans un delai raisonnable, les résultats des enquêtes en cours, de veiller scrupuleusement sur le respect des lois régissant le secteur minier, d’annuler l’arrêté numéro 0285/CAB.MIN/MINES/01/2010 portant occupation des zones d’exploitation artisanale par les coopératives minières et de retirer tous les agréments des coopératives non-conformes”, poursuivent ces organisations de la société civile du Sud-Kivu.

Il sied de rappeler qu’en date du 21 fevrier 2021, gouverneur de province du Sud-Kivu avait accordé un moratoire de trois mois à toutes les entreprises minières opérant dans le territoire de Mwenga, qui à ce jour n’a pas été suivi des faits aussi bien de la part de toutes ces entreprises que de l’admnistration provinciale, concluent ces structures de leur déclaration commune.

Rédaction

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