Sud-Kivu/EPST: La Société Civile demande la revue à la baisse les 47 dollars de participation aux examens d’Etat

Sud-Kivu/EPST: La Société Civile demande la revue à la baisse les 47 dollars de participation aux examens d’Etat

Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu démande la réévaluation urgente à la baisse les 47 dollars de participation aux examens d’Etat édition 2022 en supprimant ou minimisant les exagérations et les dépenses non indispensables, car Selon elle, Une majoration de cent pour cent ne s’explique pas du tout, de revoir le barème de prime de certains intervenants dans les opérations de ces épreuves, etc. Elle demande également L’application stricte de la lettre circulaire du ministère national de l’Education Primaire, Sécondaire et Technique (EPST) du 13 janvier 2022 qui fixe les frais de souches à 20 000fc au lieu de 27 000fc qu’on fait payer aux candidats finalistes. Cette structure citoyenne l’a dit au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 05 mai 2022 à son bureau dans la ville de Bukavu.

Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu demande également de veiller à suppression définitivement pour les années qui suivent ces frais de participation aux examens d’Etat conformément á l’arrêté ministériel numéro MINEPST/CABMIN/0493/2017 du 23 mai 2017 modifiant et complétant l’arrêté ministériel numéro MINEPSP/CABMIN/0040 du 20 avril 2004 portant mesure transitoire relative à l’organisation de l’examen d’Etat de fin d’études sécondaires et professionnelles au cycle long, de revoir ou supprimer carrément la coordination provinciale de l’organisation des examens d’Etat mais aussi revoir objectivement les frais dits “verrouillés”

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” La situation qui se passe dans les écoles en province du Sud-Kivu mérite toute notre attention car il en va de l’avenir de notre nation. Sans vouloir s’immiscer ou se perdre dans des considérations techniques de ce secteur éducatif mais comme partenaire dans la gouvernance globale du pays, ce secteur nous intéresse en tant que gouvernés. Où est là gratuité de l’enseignement quand la majorité des gestionnaires a choisi le seuil du maximum soit 90 dollars comme frais scolaire à payer sans que l’autorité provinciale ne se soucie de faire le suivi et l’application de sa propre mesure. Aujourd’hui peut-on dire que la prime a disparu pour les enfants des familles moins nanties, qui d’ailleurs sont majoritaires ?”, s’interroge la société civile du Sud-Kivu dans sa déclaration lue par son président Adrien Zawadi.

Cette structure citoyenne indique qu’elle a l’impression que l’Etat congolais a abandonné les parents et les élèves à la merci des gestionnaires et techniciens du domaine. Elle pense qu’à l’absence de l’autorité de l’Etat, l’appréciation de ces derniers impose incontestablement les règles de jeu à la grande donne des parents et élèves.

“Aujourd’hui, certains enseignants sont en grève d’autres non, les enfants sont chassés règulièrement dans beaucoup d’écoles. Vive la gratuité! Tout est normal et on s’accommode. Depuis un temps la tension monte d’un cran dans l’opinion publique à cause de la fixation de frais de participation aux examens d’Etat à 47 dollars par candidat soit presque la double du taux payé l’année passée. Personne ne communique pour éclairer les parents sur les raisons qui ont justifié cette hausse de cent pour cent. Pourquoi ce silence et à qui cela profite? Les parents ont l’impression d’être devenus des vaches laitières pour l’assouvir les appetits financiers des dirigeants du secteur éducatif chaque fois que l’occasion leur est offerte de ponctionner sans aucune explication dans le cadre de collaboration et de redevabilité entre gouvernants et gouvernés. Au nom de qualité de la gratuité de l’enseignement disent-ils pendant que tout le monde décrie cette même qualité qui baisse d’année en année. L’absence de la communication laisse la place à la rumeur et à la manipulation”, regrette le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu.

Et d’ajouter:

” Nous avons l’impression que toutes les charges de l’organisation de ces épreuves reposent en grande partie sur cette dernière categories des frais (les frais générés, les frais du trésor public, les frais de participation aux examens d’Etat). Pourquoi ce sont les parents qui doivent assurer le déploiement des males des items de Kinshasa vers la province du chef-lieu de la province vers les territoires? Kinshasa consomme beaucoup d’argent de ce secteur. Pourquoi toujours á la veille des examens d’Etat pour annoncer les frais à payer pendant que les parents doivent se casser en mille morceaux pour trouver ces frais? Quel rôle joue les parents qui siègent dans le comité provincial de l’organisation des examens d’Etat? Quels intérêts défendent-ils exactement et comment sont-ils choisis?”.

La société civile du Sud-Kivu demande cependant le soutien du vote de l’edit sur le mécanisme de financement innovant de l’éducation en province du Sud-Kivu, qu’elle a recemment proposé, et de bien définir le circuit de dépenses dans le secteur éducatif pour éviter que l’argent ne trafique entre les mains des “individus” de la province à Kinshasa.

En rappel, le mois d’avril dernier, le gouverneur du Sud-Kivu a signé un arrêté provincial portant fixation des frais de participation aux examens d’Etat édition 2022 à 47 dollars américains pour chaque candidat.

Rédaction

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La Rédaction JamboRDC

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