La circulation sur plusieurs axes routiers du Sud-Kivu reste confrontée à la multiplication des barrières et postes de contrôle depuis plusieurs mois. Sur certains tronçons, les voyageurs et transporteurs sont contraints de s’acquitter de sommes d’argent à différents points de passage, une situation qui alourdit les coûts de déplacement et affecte le commerce local.
Sur la Route nationale numéro 5 (RN5), reliant Kamanyola à Baraka en passant par Uvira, près d’une dizaine de barrières seraient érigées le long de l’axe. À chaque passage, les usagers peuvent être contraints de payer au moins 5 000 francs congolais. Une situation similaire est rapportée sur l’axe Kasika-Kamituga, dans le territoire de Mwenga.
Ces prélèvements répétés compliquent la libre circulation des personnes et des marchandises. Pour les commerçants et transporteurs, ils augmentent les charges liées au déplacement et peuvent se répercuter sur le prix des produits dans les marchés. Les producteurs agricoles sont également exposés à ces coûts supplémentaires pour acheminer leurs marchandises.
C’est dans ce contexte que le député provincial Didier Katembera interpelle les autorités. Dans une correspondance adressée mardi 18 août au ministère de la Défense nationale, l’élu de Bukavu dénonce la présence de barrières qu’il qualifie d’« illégales » dans les territoires de Mwenga et d’Uvira.
Selon lui, certaines de ces barrières seraient tenues par des combattants Wazalendo et des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), accusés d’imposer des taxes aux usagers de la route.
Didier Katembera demande au ministère de la Défense nationale d’ordonner leur démantèlement immédiat. Il appelle également les autorités militaires et civiles à identifier les responsables de ces pratiques et à les sanctionner conformément à la loi.
Pour cet élu, la levée de ces barrières est nécessaire pour rétablir la libre circulation et réduire les tracasseries qui pèsent sur les activités économiques dans ces zones.
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