La République démocratique du Congo a commémoré ce samedi 17 janvier 2026 le 65 ème anniversaire de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, le tout premier Premier ministre du pays et figure majeure de la lutte anticoloniale africaine. En raison du week-end, la journée fériée sera observée le lundi 19 janvier sur l’ensemble du territoire national, selon un communiqué officiel publié par le ministre de l’Emploi et du Travail, signé le 12 janvier.
Soixante-cinq ans après l’assassinat du tout premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba n’appartient pas au passé.
En République démocratique du Congo, son nom continue de résonner comme un serment inachevé : celui de la souveraineté, de l’unité et de la dignité nationale.
Leader charismatique surgissant à la fin des années 1950, Lumumba incarne la rupture. Face à l’ordre colonial, il oppose une parole directe, radicale, exigeant une indépendance réelle politique, économique et mentale. En 1960, à la tête du premier gouvernement congolais, il défend l’unité d’un État encore fragile, menacé par les sécessions, les intérêts étrangers et les calculs de la guerre froide.
Cette vision sans compromis fera de lui un symbole pour les masses, mais aussi une cible. Arrêté, humilié, puis assassiné le 17 janvier 1961, Lumumba entre alors dans l’histoire comme un martyr de la liberté africaine. Depuis, son image traverse les générations.
Lumumba demeure une boussole morale pour les dirigeants, une référence pour les jeunes, une source d’inspiration pour les artistes et les sportifs. Il incarne une promesse toujours vive : celle d’un Congo uni, juste et souverain.
En RDC, chaque année, les cérémonies officielles, les hommages et les initiatives éducatives rappellent le rôle central de Lumumba dans l’histoire nationale. Mais l’hommage de Lumumba VEA dit autre chose : que l’héritage du leader congolais ne se limite ni aux manuels scolaires ni aux discours commémoratifs. Il s’exprime aussi dans les gestes populaires, dans le sport, dans la rue, là où la mémoire devient acte.
Soixante-cinq ans après, Patrice Lumumba reste debout. Et avec lui, l’idée que la liberté, la justice et l’unité nationale ne sont pas des souvenirs, mais des combats toujours en cours.
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