Le débat sur le révision constitutionnelle a été lancé par des ténors de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) parti politique au pouvoir en République démocratique du Congo, principalement par Augustin Kabuya qui se réclame toujours secrétaire général.
Si la démarche est soutenue par une frange des acteurs socio-politiques, elle est cependant contestée par une autre, estimant que ce n’est pas la constitution qui pose problème dans la gouvernance de la RDC, plutôt c’est l’homme politique.
A ce sujet, au Sud-Kivu dans la ville de Bukavu, les avis sont partagés. Jean Kamba Kabula, président de la société civile « Union nationale des cadres universitaires congolais pour le développement » (UNCUCD) pense que les dispositions de la constitution ont démontré leurs limites dans l’exercice du pouvoir public et doivent évoluer pour une meilleure adaptation correcte aux enjeux socio-politiques actuels.
Celui-ci parle des articles 217 et 218 alinéa 4 qui selon lui, place le pays devant un danger, d’où la nécessité de cette révision envisagée.
Cependant, le mouvement citoyen BUDC ( Bloc uni pour le développement du Congo) s’interroge sur les motivations valables de cette révision quand bien même les raisons réelles ne sont pas démontrées.
Il faut souligner qu’à chaque fin d’un mandat présidentiel en République démocratique du Congo depuis 2006, les acteurs du pouvoir en place cherchent à tout prix à entreprendre des initiatives voulant le changement de la constitution soit sa révision.
En 2016, la même méthode a été amorcée par le pouvoir précédent, malheureusement cela a conduit à des morts, blessés et arrestations à la suite des manifestations populaires organisées.
La sentinelle


