Sud-Kivu : 3 ans après, aucun espoir pour les rescapés de Kalehe

Sud-Kivu : 3 ans après, aucun espoir pour les rescapés de Kalehe

Les rescapés du désastre survenu  en 2014 à Kalehe installés au-devant du bureau du territoire traversent une situation de plus en plus affligeante. Estimés à plus de trois cent ménages, ces habitants vivent sans aucune assistance humanitaire après avoir perdu tout ce qu’ils avaient.

Ces victimes font face à plusieurs défis tels la faim, la pauvreté, les maladies d’origines diverses et bien plus,  avec tous les corollaires susceptibles d’altérer fatalement leur vie quotidienne.

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Rassemblés dans des chaumières où ils passent la nuit à même le sol sans abri contre toutes intempéries, les plus vulnérables sont les enfants, les femmes et les vieillards.

Manegabe Nacime, représentant des survivants rencontré sur place, renseigne que 29 cas dont 15 enfants sont déjà décédés de la faim.  Le cas le plus récent est enregistré  au deuxième semestre du mois d’août 2017 lorsqu’une femme, « trop affamée », aurait recouru à un manioc cru dont elle est morte après l’avoir consommé.

A en croire Manegabe, la situation semble perçue comme normale par les autorités politico-administratives locales, provinciales et nationales ainsi que les organisations philanthropiques  intervenant dans le domaine humanitaire.

« Lors du sinistre, le gouverneur de province (à l’époque Marcellin Cishambo, NDLR) avait promis de nous assister mais dès lors, nous n’avons rien reçu, aucun ne nous assiste. Nous sommes abandonnés, oubliés », a-t-il révélé.

Pour lui, l’Etat devrait les délocaliser dans un site favorable leur permettant de reprendre la vie normale et subvenir à leur survie comme ce fût le cas avant le désastre.

En rappel, la catastrophe causée par une pluie diluvienne avait dévasté les villages Bushushu, Cishenyi et Rambira.  Près de 700 ménages dont la moitié sont allés s’installer dans la cour du bureau du territoire espérant bénéficier d’un terrain favorable à leur réinstallation.

A ce jour, ils restent abandonnés à leur triste sort et ne savent à quel saint se vouer. Aucune voix ne veut être entendue à leur faveur.

Jean-Marie Mulume

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