Le secrétaire général adjoint des Nations-Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a été reçu en audience ce mardi 10 février par le président de la République, Félix Tshisekedi. Les deux personnalités ont échangé sur la contribution de la MONUSCO à l’opérationnalisation du Mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, tel que prévu dans l’accord de paix conclu à Washington et dans la dynamique du processus de Doha.
Selon la presse présidentielle, Jean-Pierre Lacroix a rappelé que cette mission s’inscrit dans le cadre des résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations-Unies, qui confient notamment à la MONUSCO un rôle d’appui dans la consolidation de la paix et la stabilisation des zones affectées par les conflits armés.
Pour les Nations-Unies, le respect effectif du cessez-le-feu ne constitue pas seulement un engagement diplomatique, mais une étape déterminante pour restaurer la sécurité, permettre le retour progressif de l’autorité de l’État dans les zones touchées par l’insécurité et poser les bases d’une paix durable.
Cette rencontre intervient dans un contexte où les attentes sont fortes autour de la mise en œuvre concrète des engagements pris par les différentes parties, alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays demeure fragile.
À travers cette audience, Kinshasa et les Nations Unies réaffirment la nécessité d’un suivi rigoureux des engagements pris et d’une coordination étroite pour transformer les accords politiques en réalités visibles sur le terrain.
Lundi 9 février, ce haut responsable onusien s’est entretenu avec la première ministre Judith Suminwa. Leur entretien a tourné autour des engagements pris à Washington et à Doha, tout évoquant l’appui au cessez-le-feu particulièrement dans la région d’Uvira, considérée comme urgence absolue pour soulager les populations civiles.
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