Les habitants de Bunyakiri et ceux de Kalonge dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu) ont exprimé leur satisfaction après la reprise du trafic ce mercredi 11 février sur la route nationale numéro 3 (RN3), suspendu depuis le 17 novembre 2025.
En effet, la circulation sur la route nationale numéro 3, tronçon compris entre Miti-Bitale, a été suspendue suite à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB).
Des affrontements répétés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et ses alliés Wazalendo et le groupe armé AFC/M23 ont poussé les deux parties à interrompre le mouvement sur cette route d’intérêt national.
Depuis fin novembre, cette fermeture forcée a affecté plus les populations de ces entités. Les produits de première nécessité en provenance de la ville de Bukavu ne parvenaient plus à Bunyakiri et/ou à Kalonge. Même chose pour les produits vivriers, notamment les cossettes de manioc, l’huile de palme, la braise et autres produits champêtres n’arrivaient plus à Bukavu.
Une situation qui a aggravé la vulnérabilité de la population déjà appauvrie par des conflits armés récurrents dans la région.
Près de trois mois après, quelques engins, notamment les motos et taxis-bus ont été autorisés de reprendre le trafic, permettant de nouveau les échanges commerciaux entre Kalonge, Bunyakiri et Bukavu.
« Oui, le trafic a repris. Les premiers bus ont quitté Bukavu aujourd’hui et sont bien arrivés à kalonge,» confie Yoweli Nyabirungu militant du mouvement citoyen OBAPG-RDC noyau de Kalonge.
L’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) axe Bunyakiri-Kalonge confirme cette information. Son président joint par notre rédaction ce mercredi, indique que le premier taxis-bus est arrivé à Kalonge cet après-midi; tandis que le premier bus a quitté le parking de Bukavu aux environs de 13h pour Bitale à Bunyakiri, affirme Fuka Murara, président de l’ACCO.
À l’en croire, cette reprise du trafic sur cet axe routier va relancer l’économie locale, mais aussi, il permettra les interventions humanitaires dans une zone où les organisations humanitaires ne pouvaient plus intervenir malgré les multiples besoins, entre autres : sanitaires et alimentaires.
Tout en remerciant les autorités qui ont facilité cette reprise du trafic, l’ACCO Bunyakiri-Kalonge sollicite le renforcement des mesures sécuritaires afin d’assurer la sécurité à ses membres qui exercent sur la RN3 et tous les usagers.
Elle estime que l’amélioration de la situation sécuritaire dans le PNKB va permettre la fluidité de la circulation et mettre fin à précarité que traverse les populations locales.
Juvénal MUTAKATO


