L’ambassade de France en République démocratique du Congo a tenu à clarifier face aux images montrant des militaires français à Kisangani (Tshopo) qui ont enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours, suscitant interrogations, soupçons et interprétations diverses.
Sur le compte X officiel de l’ambassade, ce lundi 16 février, l’ambassadeur de France en RDC a appelé à la prudence et à la vérification des sources avant toute conclusion hâtive.
« Vérifiez toujours auprès des sources officielles de l’ambassade avant d’alarmer ! Les images partagées sans contexte peuvent prêter à confusion,» a-t-il souligné.
Selon la représentation diplomatique française, la présence de militaires à Kisangani ne relève ni d’une opération secrète ni d’un déploiement inédit. Elle répond, affirme-t-elle, à une demande expresse des autorités congolaises dans le cadre de la coopération militaire bilatérale entre les deux pays.

Face à l’ampleur des commentaires et aux rumeurs évoquant une «présence discrète» de troupes étrangères dans la province de la Tshopo, l’ambassade précise que l’armée française conduit régulièrement des sessions de formation en RDC, à la demande des autorités nationales. Il s’agit d’un partenariat classique entre États, inscrit dans la durée et déjà communiqué par le passé.
« Ce n’est pas une présence secrète. Nous avons toujours communiqué ouvertement sur nos actions de coopération, » insiste-t-il.
Cette mission s’inscrit dans la continuité des partenariats sécuritaires existants. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont déjà bénéficié de formations assurées par la France, notamment pour les bataillons spécialisés en milieu forestier, souvent appelés “bataillons jungle”. La présence actuelle à Kisangani vise précisément la régénération d’un bataillon formé en 2022.
Au-delà de la polémique, cet épisode illustre surtout la nécessité d’un débat public fondé sur des faits vérifiés, alors que la coopération militaire internationale demeure un levier stratégique pour la montée en puissance des capacités des FARDC.
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