Les réseaux de télécommunication ont été rétablis un mois après, ce mardi 17 février dans plusieurs axes situés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. Après ce silence numérique, l’Association dynamique des jeunes pour le progrès et l’avenir (DJPA) salue ce rétablissement et exprime sa satisfaction face aux efforts fournis par les maisons de télécommunication Airtel et Orange.
En revanche, les utilisateurs de la connexion Vodacom continuent à peiner. Le réseau demeure indisponible dans plusieurs localités jusqu’à présent indique cette organisation.
Le retour du réseau intervient après des alertes des acteurs sociaux. La connexion était coupée depuis un mois dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale au Nord-Kivu, ainsi que dans les territoires de Kalehe, Walungu, Kabare et une partie du territoire d’Uvira et Fizi dans la province du Sud-Kivu, privant la population de la communication et d’accès aux transactions monétaires M-Pesa, Airtel Money, Orange Money et à la revente d’unités. Les enseignants et autres agents de l’État ne pouvaient plus accéder à leurs salaires.
Si l’origine exacte de la panne n’a pas encore été officiellement signalée, des sources techniques évoquent des dysfonctionnements majeurs liés aux câbles sous-marins, comme l’avait signifié la société Vodacom dans un communiqué rendu public. La perturbation n’a pas concerné uniquement l’internet : elle a paralysé une grande partie des services de téléphonie mobile, des principaux opérateurs actifs dans la région.
Au Sud-Kivu, les habitants ont confirmé le rétablissement progressif du signal, notamment à Kalehe, Bunyakiri, Kalonge, Walungu, Kabare, Nyangezi et Uvira.
Guillaume Munguakonkwa, coordinateur de la DJPA, indique que cette reprise progressive des services de télécommunication est un ouf de soulagement pour tous les consommateurs.
« C’est une satisfaction pour nous tous. Ça fait un mois que nous avons observé une coupure de réseaux de télécommunication. C’est un ouf de soulagement pour la population et les consommateurs surtout dans ces zones,» s’est-il réjoui.
Alors que des acteurs sociaux évoquaient un manque à gagner considérable, marqué par une crise persistante de liquidité et d’une insécurité chronique limitant les déplacements et une forte dépendance aux paiements numériques pour les transactions quotidiennes, les autorités de l’AFC/M23 avaient accusé le gouvernement de Kinshasa d’être à la base de cette situation, soulignant l’aggravation d’une situation déjà fragile pour les populations.
Christine Mwinja


