Au total 427 violations et atteintes aux droits humains ont été documentées pendant le mois de mai 2025, indique un rapport du Bureau conjoint des Nations-Unies au droit de l’homme (BCNUDH), publié ce vendredi 18 juillet. Ce document parvenu notre rédaction ce lundi 21 juillet, parle d’une réduction de 22% comparé au mois précédent.
BCNUDH fait savoir qu’au moins 81 % de ces violations et atteintes ont été enregistrées dans les zones touchées par le conflit armé, dont le Nord-Kivu avec 231 cas, le Sud-Kivu avec 68 cas, et l’Ituri avec 47 cas.
Selon ce rapport, la majorité de ces violations et atteintes, c’est-à-dire 68% , sont imputables aux groupes armés, parmi lesquels le M23, avec 113 cas, suivi des éléments Wazalendo avec 40 cas, diverses factions Mai-Mai avec 27 cas et la Coopérative pour le développement du Congo avec 23 cas.
Le rapport note que les agents de l’État ont été responsables de 31% des violations documentées, principalement les agents de la Police nationale congolaise avec 57 cas, et les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo avec 55 cas.
Toujours dans ce rapport, BCNUDH déplore la situation de l’espace civique, marquée par des arrestations arbitraires d’acteurs politiques dans la dynamique de la restriction des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. L’organisation dit avoir documenté dix violations et atteintes de droits de l’homme en lien avec l’espace civique.
Les cas ont été essentiellement documentés dans la province du Sud-Kivu et à Kinshasa.
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