RDC/CENI : ” pas de marche en arrière pour l’audit du fichier électoral” Denis Kadima

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) Dénis Kadima a affirmé que son institution ne va plus faire marche arrière pour faire un nouvel audit du fichier électoral tel que souhaité par une partie des acteurs politiques et organisations de la société civile. Répondant à une question lors du cadre de concertation avec les femmes et les jeunes à l’occasion de la convocation de l’électorat pour la députation provinciale et les élections des conseillers municipaux, M. Kadima souligne que son institution peut répondre à certaines revendications des parties prenantes mais à d’autres revendications il ne peut pas au regard des avancées enregistrées dans le processus électoral en cours.

Il soutient qu’un audit externe a été réalisé et n’est pas contesté sur des bases des éléments objectifs.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

L’opposition avec à sa tête Martin Fayulu et la mission d’observation ECC-CENCO continuent de remettre en cause l’audit externe qu’avaient mené cinq experts recrutés par la CENI.

Ils soupçonnent l’existence des électeurs fictifs dans le fichier qui favoriseraient la fraude électorale en faveur de l’actuel Chef de l’Etat, candidat à sa succession.

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Pour tenter d’apaiser la tension, Denis Kadima avait décidé de rencontrer les leaders de l’opposition pour “explorer des solutions pour un processus électoral plus inclusif”. Il avait reçu Martin Fayulu, Matata Ponyo, Delly Sesanga et Dieudonné Bolengetenge représentant Moïse Katumbi. Ensuite, c’était le tour du chef du parti politique Nouvel Élan, Adolphe Muzito. Joseph Kabila a été également saisi mais jusque-là n’a toujours pas répondu.

La Mission d’observation électorale de la CENCO et de l’ECC justifie cette proposition en affirmant que l’audit réalisé jusqu’à présent n’a pas été perçu comme indépendant et transparent, car, dit-elle, il n’a pas été effectué par un organisme international indépendant.

Dans une déclaration faite ce vendredi, la MOE CENCO-ECC a indiqué que l’audit qu’elle propose sera réalisé avec le soutien de la CENI elle-même et a suggéré une méthodologie pour le mettre en œuvre.

Pendant ce temps, le train électoral ne s’arrête pas malgré les risques sécuritaires et financiers évoqués par la centrale électorale. Les Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC) ont bouclé avec la réception des dossiers de candidature pour la députation nationale. Après cette étape, la CENI reçoit déjà des candidatures des députés provinciaux jusqu’à l’élection présidentielle.

 

La Rédaction

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