Nord-Kivu : répression sanglante des manifestants à Goma, des officiers militaires aux arrêts

Le commandant de la brigade de la Garde Républicaine et le commandant régiment des FARDC à Goma au Nord-Kivu ont été placés en détention et déférés devant l’auditorat militaire ce dimanche 3 septembre. Ceci fait suite aux enquêtes sur la tuerie d’une quarantaine des personnes y perpétrée mercredi dernier.

Cette annonce a été faite ce lundi 4 septembre par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, devant la presse au chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Les sanctions contre ces deux hauts responsables de l’armée sont tombées à l’issue des auditions des responsables militaires et des services de sécurité, menées par la délégation gouvernementale dépêchée à Goma. Ceci 5 jours après la répression sanglante des manifestants par des forces de l’ordre.

Le ministre de l’Intérieur a affirmé qu’un « procès va être organisé dans les heures qui viennent pour établir les responsabilités ».

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Peter Kazadi a également appelé la population de Goma « au calme et à faire confiance à la justice ».

Il a demandé ainsi aux familles dont les proches ont disparu de venir se présenter à l’auditorat supérieur militaire avec possibilité de se constituer partie civile au procès.

Il faut dire que la délégation gouvernementale a poursuivie ses entretiens ce lundi avec notamment les acteurs de la société civile et toute autre personne qui l’a voulu, a confié Peter Kazadi.

Le président de la République avait ordonné, au conseil des ministres du vendredi dernier, la mise sur pied d’une commission d’enquête interministérielle pour établir les responsabilités après la répression violente d’une manifestation des civils à Goma.

Au moins 43 personnes ont trouvé la mort à l’issue de cette intervention musclée des forces de l’ordre, selon le bilan officiel publié.

A l’appel de la secte « Wazalendo », les manifestants protestaient contre la présence de la MONUSCO, des forces de l’EAC et des ONG internationales au Nord-Kivu.

Rédaction

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