Le bilan de l’attaque menée par les rebelles ADF contre le centre de santé de Byambwe, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), a été revu à la hausse : 29 personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi, confirment de sources officielles.
L’assaut a visé à la fois la structure sanitaire et le village voisin, provoquant d’importants dégâts matériels. Selon les autorités locales, 23 victimes ont été recensées dans le centre de santé, dont 11 femmes et 7 hommes, tandis que 6 autres personnes ont péri dans le village environnant.
Le colonel Alain Kiwewa, administrateur du territoire de Lubero, a condamné fermement cette nouvelle tuerie.
Il exhorte la population à soutenir les opérations conjointes des armées congolaise (FARDC) et ougandaise (UPDF) engagées dans la région pour traquer les assaillants.
Réaction du Dr Denis Mukwege
Au lendemain de ce nouveau massacre, le docteur Denis Mukwege se dit horrifié par le massacre de ces personnes, dont « 11 femmes hébergées dans une maternité, perpétré dans une structure sanitaire de Byambwe, au Nord-Kivu».
Dans un message publié sur X lundi, le Prix Nobel de la paix 2018 condamne fermement ces « actes abjects » et appelle la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à ce qu’il qualifie de « génocide contre le peuple congolais ».
Selon les autorités locales, des terroristes du groupe ADF affilié à Daesh ont fait irruption dans le centre de santé le 15 novembre, tuant plusieurs personnes et enlevant plusieurs autres, avant d’incendier les installations.
Juvénal MUTAKATO


