Sud-Kivu : AFATEC-RDC appelle à la non-utilisation des enfants dans les conflits armés

La Journée mondiale pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels a été célébrée ce mardi 18 novembre à travers le monde. À Bukavu dans la province du Sud-Kivu (RDC), l’Association pour la lutte contre le tribalisme et conflits ethniques en RDC(AFATEC-RDC) a appelé au respect des droits fondamentaux des enfants, particulièrement ceux de l’Est du pays, une région secouée par les conflits armés.

En effet, cette Journée est une occasion de sensibilisation majeure contre l’un des fléaux les plus graves touchant les enfants dans le monde.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Objectif de la journée : sensibiliser à la réalité des abus sexuels sur mineurs, encourager un débat ouvert sur ces violences souvent tues, briser les tabous et lutter contre la stigmatisation des victimes et des survivants.

Situation inquiétante en RDC

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Les enfants situés dans la région Est de la RDC sont particulièrement vulnérables, confrontés non seulement aux abus sexuels, mais aussi à d’autres formes de violence, entre autres, domestiques ou liées aux conflits armés.

Malgré cette situation, le coordonnateur d’AFATEC-RDC, estime que « chaque enfant a droit à une vie, à la sécurité et à la dignité» Raphaël Ciza indique qu’il est impératif pour toute la communauté de garantir le bien-être et protéger les enfants contre toute forme d’exploitation ou de toute violence.

« Nous appelons à la non utilisation des enfants dans le conflit, et au respect de leurs droits fondamentaux, tel que consacré par la convention des Nations-unies sur les droits des enfants et diverses formes de violences domestiques,» insiste cet activiste.

Celui-ci rappelle que son organisation continue à œuvrer pour « dénoncer et accompagner les enfants victimes».

Mobilisation communautaire

Le coordonnateur d’AFATEC-RDC interpelle toute la communauté : autorités publiques, les familles, les acteurs de la société civile et les partenaires nationaux et internationaux à assumer leurs responsabilités dans la protection des enfants.

« C’est ensemble que nous pouvons construire un avenir digne pour chaque enfant,» renchérit-il.

D’après l’UNICEF, une fille sur cinq et un garçon sur sept, dans le monde, seront victimes d’exploitation ou d’abus sexuels avant leurs 18 ans. En 2025, le thème retenu met l’accent sur la nécessité de politiques fondées sur des données probantes pour renforcer les mécanismes de protection des enfants.

Origine et portée mondiale

Lancée en 2015 par le Conseil de l’Europe, cette journée est célébrée chaque 18 novembre dans les États membres du Conseil mais aussi au-delà, mobilisant gouvernements, ONG, institutions éducatives et citoyens.

Le Conseil de l’Europe encourage la participation de tous les acteurs : enfants, parents, éducateurs, forces de sécurité, responsables politiques, ONG et secteur privé. Tous sont appelés à jouer un rôle pour prévenir les abus, protéger les victimes et poursuivre les auteurs.

Elvine CIZA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.