Nicolas Lubala (NDSCI) : « Nous avons l’obligation citoyenne de dénoncer les malfaiteurs »

Les forces vives de la société civile  du Sud-Kivu avec l’association des cambistes de Bukavu (ASSOCABU)  ont tenu une journée d’expression populaire samedi, 27 janvier à Bukavu. C’est au lendemain d’une attaque sanglante contre les changeurs de monnaie devant les établissements Kotecha. La Société civile a insisté sur la dénonciation et l’ouverture d’une enquête pour dénicher les assaillants et les traduire en justice.

Le président du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, Me Patient Bashombe, a qualifié cette attaque d’un « terrorisme pure et simple ».

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« Nous sommes le peuple congolais, nous sommes venus pour exprimer notre mécontentement. Nous avons considéré cet incident comme étant terrorisme pure et simple et nous voulons que ça ne puisse plus se répéter. Nous voulons plus le gouvernance sécuritaire, raison pour laquelle, nous interpellons les autorités de pouvoir nous garantir la sécurité », a-t-il dit.

Pour le président provincial de la  Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI), la population doit concourir à sa propre sécurité en dénonçant les malfrats avant d’en exiger aux autorités provinciales.

« Nous avons l’obligation citoyenne de dénoncer les malfaiteurs. Nous allons pousser aux dirigeants de nous garantir la sécurité. S’ils ne sont pas capables, qu’ils démissionnent  afin qu’ils soient remplacés par les autres qui seront capables de sécuriser la population », a expliqué Nicola Lubala, devant une masse désolée.

La NDSCI exige à la justice une enquête pour condamné les inciviques.

« Nous recommandons aux instances judiciaires, plus particulièrement à l’auditeur supérieur de pouvoir diligenter une enquête pour identifier ceux ont commis ces devis pour que nous puissions organiser une audience frein ici à la société KOTETCHA là où la population est debout. Nous voulons que les ennemis de la paix soient jugés et condamnés », a réclamé Lubala.

Pour Amos Bisimwa, du mouvement citoyen Réveil des indignés, il est temps que « Les armes de service de sécurité soient utilisées  là où il y a l’insécurité et la guerre au lieu de tirer sur la population innocente, lors des manifestations pacifiques », faisant allusion à la répression des dernières marches organisées au pays.

Des milliers d’habitants de la ville de Bukavu, avec des bougies allumées, symbole de demande de la paix, ont répondu présent à ce rendez-vous.

En rappel, des bandits armés ont attaqué et pillé les changeurs des monnaies à la société Kotecha non loin de la mairie de Bukavu, jeudi 25 janvier 2018 à 17 heures. Plus de quinze  personnes ont été grièvement blessées par balles dont deux sont décédées.

Mari-Louise Nsimire

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