Le mouvement « The sentinelle-DRC » plaide pour un état de droit et la rigueur de la loi en RDC

Aujourd’hui, nul ne doute qu’aux yeux d’un justiciable moyen du pays, la justice incarne l’injustice, la corruption, le tribalisme et la magouille. Ainsi, en l’absence d’un système judiciaire capable de sanctionner les frustrations et violations avérées, la réforme des systèmes de sécurité ne peut prospérer. Touché par cet état des choses, le mouvement social « The sentinelle-DRC » hausse le ton et appelle aux autorités nouvellement élues à un état de droit, ceci pour  que les pouvoirs publics exercent leurs fonctions selon les balises par un ensemble de normes juridiques.

A en croire Landry Bigabwa, leader de ce mouvement, pour qu’un Etat de droit existe, il faut que les obligations qui émanent de l’état soient officielles, impersonnelles et impératives.

« Les lois doivent être connues et personne ne peut y échapper. Elles doivent s’appliquer réellement et la transgression de ces dernières doit entrainer des sanctions. Les pratiques judiciaires discriminatoires, la polarisation, la corruption, le fonctionnement opaque, les lenteurs et le coût de l’accès à la justice marginalisent de nombreux justiciables », déplore le patron de ce mouvement.

Ce dernier ajoute que la consolidation d’un Etat de droit est un de véritables enjeux de tout processus de réforme du secteur de sécurité, notamment la réforme du secteur judiciaire.

Landry Bigabwa demande donc sur les violations des des droits humains, le jugement des auteurs de crimes de guerre, l’assistance de victimes aussi bien directes que collatérales, avant d’augmenter que l’autorité de l’Etat est indispensable et nul ne l’ignore. Cependant, renseigne-t-il, la puissance de l’Etat a des limites consignées dans les lois du pays, à savoir : la constitution, les lois et règlements.

Elie Bigaba, JRI

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