Le Burundi allié de la RDC prend les rênes de l’Union africaine

À l’occasion de l’ouverture du 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement ce samedi 14 février à Addis-Abeba, en Éthiopie, le président angolais João Lourenço a officiellement transmis le flambeau de la présidence tournante de l’Union africaine à son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, pour un mandat d’un an, jusqu’en février 2027.

La cérémonie, empreinte de solennité et de symboles, a marqué un moment fort de ce sommet continental qui réunit les dirigeants africains autour des grands défis du moment : paix, sécurité, intégration économique et développement durable. Cette année le thème était axé sur : «garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

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Dans son intervention, le chef de l’État angolais a tenu à saluer la solidarité africaine et à encourager son successeur à poursuivre la voie des « solutions africaines aux problèmes africains ». Un message fort, dans un contexte où le continent fait face à des crises sécuritaires persistantes, mais aussi à des aspirations croissantes de stabilité et de prospérité.

João Lourenço a assuré le président burundais du soutien constant de l’Angola dans l’exercice de son mandat à la tête de l’UA. Un geste qui traduit la volonté de continuité et de coopération entre États membres pour renforcer l’efficacité de l’organisation.

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Un engagement pour la paix dans la région des Grands-lacs

Cette transition intervient alors que l’Angola s’est illustré ces dernières semaines sur le terrain diplomatique, notamment dans la recherche d’une accalmie dans l’Est de la République démocratique du Congo. Avant la tenue du sommet, Luanda avait proposé un cessez-le-feu entre les parties en conflit, initiative acceptée par Kinshasa. Ce cessez-le-feu doit entrer en vigueur le mercredi 18 février, avec pour objectif d’ouvrir la voie à des solutions politiques durables face à la crise sécuritaire.

Dans cette dynamique, l’Angola prévoit d’engager prochainement des consultations avec les différentes parties prenantes en vue de l’organisation d’un dialogue national inclusif. Cette démarche se veut complémentaire aux initiatives diplomatiques en cours, notamment celles soutenues par Washington et Doha.

Alors que le Burundi prend désormais les rênes de l’Union africaine, les attentes sont grandes. Entre la consolidation de la paix dans les zones en crise et l’accélération du développement du continent, le mandat d’Évariste Ndayishimiye s’annonce décisif pour l’avenir de l’organisation et pour l’Afrique tout entière.

L’arrivée du président burundais, allié de la RDC, à la tête de l’UA pourrait donc marquer un tournant dans la position de l’organisation sur la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, secoué par une crise sécuritaire persistante.

Rédaction 

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