Les positions de Point Zéro et de ses environs, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), restent sous le contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), selon une mise à jour opérationnelle rendue publique dimanche 15 février, après-midi par le secteur des Opérations Sukola 2 sud Sud-Kivu.
Selon le communiqué consulté par notre rédaction ce lundi, la situation sécuritaire demeure sous contrôle à Point Zéro et dans ses environs, précision faite ce dimanche situation de 15h41) en « dépit des informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue reprise de la zone par les rebelles Twirwaneho-M23-AFC, alliés aux RDF».
À en croire le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 sud Sud-Kivu, ces informations sont « infondées » et viseraient à «semer la confusion» au sein de la population.
Il appelle les habitants à faire preuve de vigilance face aux rumeurs et à se référer uniquement aux canaux officiels de communication des forces armées.
La même source militaire indique que, les FARDC poursuivent leurs opérations de sécurisation et de pacification dans l’ensemble des zones affectées par la présence de groupes armés.
L’objectif, précise l’armée, demeure la restauration complète de l’autorité de l’État dans les entités encore en proie à l’insécurité.
Cependant, le commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 sud Sud-Kivu, le colonel Apoko Bangala Michel, a, selon le communiqué, invité la population au calme et à la collaboration avec les services de défense et de sécurité.
Le point zéro constitue un axe stratégique en raison de sa position géographique et de son importance dans le dispositif militaire de la région.
Par ailleurs, alors que le cessez-le-feu doit entrer en vigueur, mercredi 18 février, des combats intenses caractérisés par des bombardements se poursuivent dans les hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, entre les combattants Twirwaneho – alliés à l’AFC/M23 et l’armée congolaise appuyée par ses alliés burundais et Wazalendo.
Selon RFI, des combats continuent malgré l’appel, samedi 14 février, des États-Unis à la cessation des hostilités. Le média indique avoir joint Mufashe Santos, président de la société civile de Minembwe, une zone où le réseau des télécommunications est coupé depuis plus d’un mois.
Mufashe Santos relate à RFI le calvaire du vécu quotidien des habitants dans cette zone enclavée, suite aux combats sans cesse.
« Nous sommes toujours bombardés par des drones du gouvernement. Presque tout témoigne que les combats ne cessent pas. Ils attaquent toujours et il y a des victimes. On a toujours demandé qu’il y ait des couloirs humanitaires. Je voudrais maintenant m’adresser à l’Union africaine. La population des Hauts-Plateaux continue à être bombardée, à être tuée. On attaque jour et nuit. Ce sont tous les bombardements des drones qui visent les maisons des civils. On a coupé les réseaux téléphoniques et cela c’est vraiment urgent…. On faisait même le marché sur le téléphone, mais aujourd’hui, la population de Minembwe n’a plus les moyens de vivre, » témoigne-t-il.
Cette situation intervient alors que la cheffe de la Monusco, Vivian Van de Perre, séjourne toujours à Goma où elle a d’ailleurs rencontré les autorités de l’AFC/M23 et le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE).
Juvénal MUTAKATO


