Le 8 mars : AFEM et Internews organisent un café presse sur les droits de la femme

Le 8 mars : AFEM et Internews organisent un café presse sur les droits de la femme

A l’occasion de la fête du 8 mars, journée mondiale dédiée à la femme, l’Association des femmes des médias (AFEM) en collaboration avec Internews ont organisé un café de presse à Bukavu sur l’accompagnement de la femme pour accéder à l’emploi. Ce café a regroupé les médias, les organisations de la société civile et le gouvernement provincial du Sud-Kivu.

Pour différents intervenants, l’exposé a tourné au tour de la promotion de la femme à travers l’accès à l’emploi et un salaire décent en vue d’assurer un équilibre au sein de la famille et de toute  la société.

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Rôles des médias dans l’accompagnement des femmes pour accéder à l’emploi

Isaac Bashombe, coordonnateur du réseau des radios et télévisions communautaires (RATECO) du Sud-Kivu, a montré que la femme doit participer à tous les domaines de la vie à l’instar de l’homme, ce qui traduit l’égalité entre les deux sexes. Il estime que les médias ont un rôle crucial pour vulgariser cette conception.

« L’égalité entre l’homme et la femme signifie une même visibilité, autonomie, responsabilité et participation des femmes et des hommes dans tous les domaines de la vie publique y compris l’accès à l’emploi (…) pour vulgariser cette conception, les médias peuvent entraver ou accélérer les avancées circulaires en faveur de l’égalité des sexes, même dans l’accès à l’emploi du fait qu’ils jouent un rôle crucial dans la formation des perceptions des opinions et des comportements », a-t-il souligné.

Défis et plaidoiries pour un travail décent des femmes

Solange Lwashiga, membre du mouvement Rien sans les femmes, a révélé qu’il reste des questions non résolues au sujet de la promotion de la femme dont les difficultés d’accéder à l’emploi. Elle fustige l’inexistence de la politique d’emploi dans notre pays, faute de la volonté politique. Les conditions de vie actuelles devenues de plus en plus difficiles qui poussent les femmes dans le secteur informel et là aussi, la multiplicité des taxes les empêche d’évoluer. La question de tribalisme où l’on ne songe plus à l’identité nationale, les inégalités sociales discriminatives mettant la femme au second rang. Elle espère que seul un plaidoyer peut amener les décideurs à se tourner vers la population et changer la donne.

« Dans un pays où il y a une gouvernance participative, les initiatives privées ne peuvent pas primer sur celles publiques. Les femmes se retrouvant dans ces conditions, elles se sont taillé de la place dans le secteur informel et là, la multiplicité des taxes les empêche d’évoluer. D’où la nécessité d’un plaidoyer afin de réduire ces taxes et ne garder que celles reconnues par la loi », a-t-elle dit.

Solange regrette les conditions de vie actuelles de la population et croit que c’est une forme de discrimination imposée par le politique avec comme conséquence, le manque d’un leadership qu’il faut et capable d’offrir des opportunités à la femme et aux jeunes en quête du travail.

« Nous vivons une pauvreté socio-économico-politique qui nous a été imposée (…) et quand la femme reçoit un foulard d’un candidat en politique, elle lui donne facilement sa voix. Cela empêche qu’on ait des gens à mettre à la tête des institutions capables d’offrir de l’emploi à la femme et aux jeunes qui finissent les études. D’où les hommes et femmes doivent se souder pour franchir ces barrières afin que la femme ait aussi un emploi et un salaire égal à l’homme. Elle pourrait alors bousculer et arriver à diriger à la même hauteur que l’homme » a-t-elle martelé.

La politique du gouvernement pour la promotion du travail des femmes au Sud-Kivu

Selon Pascal Katagondwa, représentant du ministère provincial de travail, le gouvernement provincial met un accent sur l’accès de tous à l’emploi. Il prétend assurer le plein emploi à tous d’ici 2035, accordant la possibilité à la femme d’accéder à un emploi productif de son choix malgré un certain nombre des défis auxquels le secteur de l’emploi se heurte.

« Notre gouvernement place la lutte contre le chômage et le sous-emploi au centre de ses préoccupations majeures en vue de la réduction de la pauvreté. Le secteur de l’emploi reste confronté à plusieurs défis qui méritent d’être relevés, notamment la réduction du taux de chômage et du sous-emploi, la problématique entre la formation et l’emploi, l’équilibre entre la demande et l’offre d’emploi, l’accroissement de taux d’emploi dans le secteur formel. Il a pour ambition de réaliser le plein emploi d’ici 2035 et se fixe comme objectif de garantir un travail décent à tous les congolais y compris la possibilité aux femmes de trouver un emploi productif et librement choisi pour garantir le droit au travail et assurer le plein emploi » a-t-il renseigné.

Tous les participants à ces assises ont été unanimes sur la lutte pour l’accès de la femme  à un travail décent.

Cette activité s’est déroulée dans les enceintes du bureau d’Internews, en face de la salle concordia, en commune d’Ibanda.

Jean-Marie Mulume

 

 

 

 

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